Ayant tiré un premier sillon dans la ligne f c; on re
viendra dans la même ligne en tirant un nouveau silisn, ayant 4
soin de redresser le premier. Ceci fait, on mesurera avec la À
de curette (qui devrait être marquée par pieds et par pouces) dix- : à huit pieds neuf pouces depuis f à #, plantant la curette à ce Ë F3 point. On alignera parfaitement les baguettes dans la ligne # Z, ke: que l’on marquera par un sillon de charrue jusqu’à la première L: 4 \ baguette. On mesurera cette fois quinze pieds, et l’on plantera 1 À la baguette à s, dans la ligne 7 On fera de même à la seconde 1 à et à la troisième baguette, qui seront plantées à # et à p, res- ) ‘ pectivement, à quinze pieds seulement de la ligne #Z Ce ‘à : sillon étant fini d’un bout à l’autre, on repassera dans la même dl :
ligne pour la redresser, comme dans le premier cas. On continuera ainsi à marquer toutes les autres planches de la pièce, }
à quinze pieds les unes des autres, 1
t deux 75. Ce travail exige deux personnes, l’une pour mesurer la À
st dans largeur des planches et dresser les baguettes, pendant que
hes, et l’autre laboure, ou qu'il corrige l'alignement, À
era les 76. La pièce étant ainsi divisée, il sera facile de la labourer PIQUE Er par planches d’égale largeur, parfaitement droites, et sans faire à ner à de faux-tours. On endossera d'abord les deux premiers sillons h ds neuf ouverts (fc), et on labourera la demi-planche du bord de la ‘à ndroit pièce en ramassant à hue; cette demi-planche labourée, on \ Trun endossera les sillons #2 #, dans la ligne # /, puis on labourera i ho en deux demi-planches les quinze pieds entre z # / 4, faisant fl ant la raie à y z. Par ce moyen, on obtient une planche complète, bi f pou- au bord de la pièce, de la même largeur que les autres. Ceci Li urere : fait, on endossera les sillons #2 # dans la ligne p o, on laboure- É nu : ra en deux demi-planches les espaces # 0 / p, et ainsi de suite. À À A 73-74.—Sillons de direction ; marquer les ados.—75, Le redressement des plan- À | mine ches exige deux personnes. —76, Manière d’endesser et de labourer par planches | uniformes. ï
CAUSERIE AGRICOLx.
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Il est important d'agir ainsi, afin de donner à chaque” plan. che une largeur uniforme.
77. Pour bien labourer, il faut une bonne charrue, solide en terre, qui tourne bien son guéret, qui enterre bien l'herbe, qui bourre le moins possible, et qui exige comparativement peu de traction. Tous ces avantages se rencontrent däns la charrue de M. Manny (de Beauharnois, prix $13), qu'on ne pourrait trop recommander. (1)
F1G, 24 Charrue Ecossaise de Many.
78. ENGRAISSER.—On se demande souvent pourquoi nos terres, autrefois si riches, ont cessé de nous donner des récoltes aussi abondantes qu'autrefois. On pourrait aussi bien demander pourquoi le quart vide de fleur a cessé de noûs fournir de pain? Les premiers colons s’établirent sur les terres les plus riches du pays. D'abord, les travaux de défrichage les ont couvertes d’une couche épaisse de cendre. Pendant de nombreuses années, il suffisait de remuer tant bien. que mal, cette riche couche de terreau (#erroir) pour récolter du blé en abondance. On continua, par des récoltes successives de grain sur grain, à faire disparaitre la couche de terreau, et quand celle-ci fut épuisée, au lieu de chercher la véritable
77. Qualité d’une bonne charrue ; charrues diverses, —Engraisser ; comment nos terres s’appauvrissent ; leur richesse primitive ; épuisement graduel ; prétentions erronées.
(1) M. Paterson et M. Jeffrey de Montréal, M. Léon Rochon, de St. Eustache, et M. Trudel, de Ste. Sholastique, font tous d'excellentes charrues écossaises, en fer, dont le prix varie de $20 à $33,
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cause du mal, nos hommes soi-disant instruits, les gens de profession, etc. qui le plus souvent ne pouvaient distinguer entre l'orge et le blé, commencèrent à dire au cultivateur, inquiet, que notre climat ne convenait pas à l’agriculture, que jamais l'agriculture ne pourrait payer dans notre pays, et bien d'autr ; naïivetés du même genre,
79. Si nous voulons obtenir, encore aujourd’hui, des récoltes aussi fortes que celles d'autrefois, nous-navons qu’à mettre en pratique les recommandations qui précèdent. Mais il faut surtout rendre, à la terre, au moyen d'engrais, sa fertilité première,
80. Il existe un grand nombre de pays beaucoup moins doués que le nôtre sous le rapport de la nature. Cependant, on obtient dans ces contrées, depuis bien des siècles, des récoltes, qui, en moyenne, sont beaucoup plus abondantes que les nôtres d'aujourd'hui. Savez-vous peurquoi? C'est uniquement parce que, dans ces pays, on connaît toute l'importance des engrais, tandis qu’ici nous en laissons perdre Ja plus grande partie. Là, vous verrez des femmes et des enfants, à l'affût sur 1:s chemins, se hâter de recueillir précieusement l'engrats que vient d’y déposer l'aniinal qui passe. En Chine, on fait grand cas des engrais humains, et l’on prend tous les moyens de se les procurer. Dans tous les pays où l’agriculture est en honneur, on sait utiliser les déchets de toute espèce, et on les considère, à bon droit, comme une source véritable de richesse, puisque l’utilisation de toutes ces matières permet à la terre de continuer à produire des récoltes avantageuses. Au contraire, si les engrais se perdent, on voit tôt ou tard les nations s'appauvrir de plus en plus, et finir par disparaître tout à fait.
81. On entend souvent dire ici qu’un des grands désavantages de notre climat, c’ st qu'il nous force de garder nos animaux à
79, Comment obtenir d'excellentes récoltes ; rendre à la terre ce qu’on lui enlève,—80, Ce que produisent des pays moins riches que le nôtre ; utilisation des engrais ; engrais humains en Chine ; déchets ; les pertes d'engrais font la ruine des nations.—81, Notre climat est-il défavorable à l’agriculture ? L'hiver permet l’accumuiation du fumier, Stabulation rermanente.
l'étable pendant plus de six mois chaque année. S'il en était autrem 1t, où prendrions-nous le fumier qui seul peut rendre à nos terres épuisées leur fertilité première? Dans les pays
où l’agriculture prospère le plus, en Belgique, par exemple, on
trouve plus économique de garder tous les animaux à l’étable pendant l’année entière. Ils ne sortert que pour prendre un peu d'exercice, et le cultivateur ne manque jamais de ramasser précieusement tout l’engrais qu’ils ont pu laisser sur leur passage.
82. Economisons donc nos engrais; qu'ils soient soigneusement entassés, afin qu'ils ne soient pas lavés par les pluies ; et qu'on ne voie plus le purin, la meilleure partie du fumier, couler à plein fossé dans nos rivières. Que les tas n'aient pas plus de quatre à cinq pieds de haut, afin de n’en rien perdre par l’excès de chaleur occasionnée par une trop grande fermeniation. Mettons sous nos animaux d’abondantes litières pour imbiber tous les liquides. Rappelons-nous que les engrais liquides sont beaucoup plus considérables, et encore plus
précieux, que les déjections solides. Si nos pailles ne suffisent
pas, prenons pour litière, des joncs, des fougères, de la sciure de bois, des feuilles, de la terre de savane bien sèche, &c. Si toutes ces choses nous manquent, mettons dans nos étables, pendant les chaleurs de l'été, de la terre ordinaire (autre que du sable), mais parfaitement sèche, qui imbibera une quantité prodigieuse d'engrais liquides.
83. Une autre grande perte d'engrais, dans notre pays, c’est celle de laisser trop pourrir le fumier, ou de l’étendre sur les pâturages dans les grandes chaleurs de l’été. Le fumier peut être étendu avec grand avantage, sur les pièces, à la suite des -écoltes, et avant les labours d'automne; mais il est préférabie de le faire quand ie soleil n’est pas ardent, et que l'herbe peut recouvrir presque immédiatement le fumier. Des terres ainsi fumées et labourées, à l’automme, s’ameubliront et donneront l’année suivante, d'excellentes récoltes de patates ou de blé-
82. Economiser les engrais ; les entasser soigneusement ; prévenir le lavage et la perte du fumier ; hauteur des tas ; valeur des engrais liquides ; litières additionnelles, joncs, fougères, sciure de bols, feuilles, terre de savane, terre sèche. 83. Fumier trop pourri ; quand il faut étendre le fumier ; l'automne est la meilleure saison ; blé-d’inde et patates sar tourbe labourée,
il en était ut rendre les pays emple, on à l’étable ‘endre un le ramas- - sur leur
soigneus pluies ; 1 fumier, aient pas n perdre ande fers litières les encore plus suffisent la sciure &c. Si étables, utre que quantité
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