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l'automne, on pourra planter les germes à 10 pouces d'intervalle sous le versoir (/'orei/le) de la charrue, comme dans un labour ordinaire, ayant soin de mettre le germe sur le bord inférieur du sillon [non dans le fond de la raie], de manière qu'il puisse être recouvert par le second sillon de charrue. (2).
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et Par cette méthode, le germe se trouve dans la terre ameublie 1S- et égouttée, tandis qu'au fond du sillon ses racines ne pourur raient aucunement s'enfoncer en terre; il serait de pius ses recouvert d'eau dans les pluies, et exposé à pourrir.
2Y 143. On tirera encore deux sillons, afin d'espacer suffisamsr ment les rangs; puis on recommencera l'opération, en semant 3 au 3me sillon de charrue. La terre s'égouttera d'autant Fr. mieux que les planches seront plus étroites. eltte 144. On ne doit jamais semer au-delà de dix minots par sar- / Pour cela, il faut choisir une semence de moyenne grosseur, à la la couper de manière à faire autant de morceaux qu'il y a
de germes vigoureux, et les plâtrer immédiatement.
145. À peu près huit ou dix jours après le semis, on devra herser énergiquement le champ, sur le long et sur le travers, afin de détruire les mauvaises herbes qui sont à la surface, et de tenir la terre bien meuble. Huit jours plus tard, on hersera de nouveau sur les deux sens ; dans un champ bien net et bien ameubli, on pourra s'attendre à voir bientôt paraître les germes. Huit ou dix jours plus tard, on promènera la houe à cheval entre les rangs ; puis on donnera un bon rechaussage /arge et bas au moyen de la charrue à double-versoir ou de la charrue ordinaire.
143. Semer au troisième sillon; planches étroites.—144. Quantité de semence par arpent; une semence de grosseur moyenne est préférable ; séparer chaque germe vigoureux.-—-145, Hersages énergiques à huit jours d'intervalle; sarcler; rechaussage large et bas, 5
us le # Dans notre Province, les cultivateurs entendent souvent sillon un rang ou billon sur lequel se cultive les légumes, tandis que Île mot sillon ique la tranche de terre tournée par la charrue, et que plusieurs personnes nomment rate, également par
erreur. À proprement parler, la raie est le sillon qui divise deux planches et qui sert à les égoutter.
| de | arpent ; de fait, sept ou huit minots suffisent amplement.
146. C'est une grave erreur que de faire les rechaussages étroits et hauts. La terre s’assèche trop, le soleil la brûle, et les patates ne peuvent pas grossir; tandis que, si le rechaussage est large et bas, la terre conserve mieux l'humidité, et les racines peuvent se développer sans difficulté.
147. Si les mauvaises herbes faisaient encore leur apparition, il faudrait passer la houe à cheval entre les rangs, et nettoyer eftre les germes au moyen de la houe à main (grafte),
avant de donner un dernier rechaussage à la charrue.
148. Si ces diverses opérations sont bien faites, que la | semence soit de belle qualité, et que les germes soient au | moins à dix pouces les uns des autres, on pourra compter sur une récolte de 200 à 300 minots par arpent. Mais il faut pour cela de bonnes semences, des espèces qui ne soient point sujettes à pourrir. Les Æ£ardy Goderich sont des patates blanches d'excellente qualité, et qui ne se gâtent presque jamais. Elles produisent souvent 300 minots par arpent. Les Garnet Chili sont d'excellentes patates (couleur de rose), qui se conservent bien, et qui produisent beaucoup. Les £arly Kose sont très-hâtives, et sont encore plus productives. Ces années dernières, elles ont donné jusqu’à 112 Ibs. pour 1 de semence. On ne saurait trop recommander ces diverses espèces.
149. Dans les terres pauvres, la patate se sème très-souvent par rangs ou &/lons, faits à la charrue, et dans lesquels on a étendu de 20 à 30 charges de fumier. Cette méthode ne diffère de celle qui est indiquée plus haut que dans la manière de faire les rangs et de semer. (1).
150. Les prairies. et les pâturages relevés, à cause de la difficulté qu'on éprouve à les ameublir, conviennent mieux à la patate, au blé-d'inde, et aux petites fèves, qu'aux autres légumes.
146. Erreur des rechaussages étroits et bauts.—147. Sarcle: à là gratte, et dernier rechaussage.—148. Réeolte que l’on peut espérer d’avoir avec de bons soins; choix des semences: Æarly Goderich, Garnet, Chili, Early Rose. 149. Semis par bilions avec fumier.—150, Culture des légumes dans les friches et les pâturages relevés.
(1) Il en sera question à la page 57, paragraphe 159 et suivants.
151. La culture du blé-d’inde offre de grands avantages à nos
#7 cultivateurs. Tout en permettant de nettoyer et d'ameublir «Pr la terre, pour la préparer à produire de bonnes prairies, le bléae d'inde nous donne des récoltes très-profitables, et nous procure ; de plus, dans ses tiges,une bonne nourriture pour le bétail. Mais 1 Dur le cultiver un peu en grand, il faudrait employer davanari- tage les chevaux. Un homme adroit, et muni des outils né- , et cessaires, peut à lui seul entretenir parfaitement sept ou huit tte), arpents de blé-d’inde ; tandis qu'à la pioche, c'est à peine s’il ; peut en cultiver un demi-arpent.
da 152. Pour obtenir les meilleures récoltes et les plus profiau tables, le blé-d’inde devrait être semé sur relevé de pâturage sur ou de prairie, engraissé dès l'automne précédent par une bonne jour couche de fumier étendu soigneusement avant l'hiver. Au su- printemps, aussitôt que la terre sera ressuyée, on labourera à ches plat, à cinq ou six pouces de profondeur; puis on roulera le ais. terrain avec un rouleau très-pesant, afin d'empêcher la tourbe net de se relever par le hersage ; on hersera le mieux possible, et i se l'on sèmera par rangs espacés de trois pieds. Si le terrain ose était infesté de mauvaises herbes, il vaudrait mieux semer par nées fosses espacées de 30 pouces en tous sens et bien alignées, de nce. manière que l'on pût passer avec la houe à cheval sur le long et sur letravers. Pour obtenir des rangs bien droits et également espacés, les Américains, qui cultivent d'immenses vent champs de blè-d'inde, se servent du marqueur indiqué par la on à figure suivante, et que tout cultivateur peut faire lui-même. ère 153. Il se compose de trois montants faits avec du madrier de æ# 3 pouces d'épaisseur, de 3 pieds de long et de 6 pouces e la de haut, et ayant entre eux + à 32 piedsdedistance. Comtres me notreblé-d’inde est plus court que celui des Etats- F1G. 29. Marqueur Le eus blé-d'inde. Unis, et qu’ en conséquence atte,
151. Culture du blé-d’inde;'il ameublit la terre, la nettoie et donne des récoltes très-profitables; employer les chevaux davantage; différence de résultats entre la houe à cheval et la pioche.—]152. Semer le blé-d’inde sur relevé de pâturage ou prairie; engraisser l’automne précédent; préparation de la terre; semis par fossés; marqueur.—153. Description du marqueur; manière de s’en servir.
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| on fait les rangs plus rapprochés, on pourrait mettre dans il nos marqueurs 4 ou 5 montants. Pour se servir de cet ins- | trument, on plante en ligne les baguettes décrites à la page il 25, et l'on conduit les chevaux sur ces baguettes, que l'on {fl replace à mesure pour les rangs suivants, ayant soin de
mesurer la largeur du marqueur avec exactitude. 164. Si l'on sème par rangs, on peut le faire très-rapidement Fr avec le semoir de Small Ce semoir fait le sillon, marque le sillon voisin, sème, couvre la semence et roule le terrain: le tout se fait d’une seule opération, Il sème toute espèce de graines, depuis les fèves jusqu'à la graine d'oignon. On ne saurait trop es de Small. recommander ce petit ins- | trument, qui coûte $12. M. Wm. Evans, à Montréal, en est | l'agent.
| 155. Dans le but de profiter de toute la fraîcheur de la terre, |}] les Américains s'efforcent de semer chaque jour le morceau labouré et hersé dans la journée. Il est bon de les imiter en cela ; car pour que le blé-d’inde lève vite et avec force, il demande, outre une terre riche et bien ameublie, un sol frais sans être mouillé. La gravure suivante indique la manière