‹ Une leçon d'agriculture [microforme]Chapitre 29 sur 49 · AR FAN · texte numérisé non relu

AR FAN

CAUSEPIE AGRICOLE. 73

tivateurs en moyen, d'étudier la valeur et le fonctionnement de ces divers instruments, et de les acheter, lorsqu'ils y trouveront leur profit.

200. RECOLTER LA GRAINE DE TREFLE.—Tout cultivateur peut facilement récolter toute la graine de trèfle dont il aura besoin. Pour cela, il importe de faucher très-verte la première récolte des trèfles rouges, et d’en faire du foin. Si la terre est riche, la seconde récolte sera abondante. On la laissera mürir et on l’entrera comme le grain. Il est bon d’attendre les gros froids d'hiver pour la battre. Il faut passer le foin deux fois dans’ .e moulin, cribler deux fois la balle, et avoir soin de fermer complètement les éventails, et de tourner le crible lentement. Par ce moyen, on obtiendra une partie considérable de la sraine, et la balie pourra servir facilement à l’ensemcncement des prairies et des pâturages. Les semences qui restent dans la balle réussissent ordinairement bien mieux que celles qui sont parfaitement nettoyées,

puisque la balle les protéze et les nourrit jusqu'à ce qu'elles aient pris racine dans la terre.

201. RECOLTER LES GRAINS.— Autrefois, presque tous les grains se coupaient à la faucille. Aujourd’hui, c'est à peine si les blés se coupent ainsi. De fait, dans bien des fermes, on fauche toute la récolte à la faux nue. J'ignore si les pertes de grain qui s'en suivent ont été calculées ; pour ma part, je suis convaincu qu'il ne s'en égraine pas moins de trois à quatre minots par arpent, en moyenne. Cette perte suffirait amplement pour couvrir tous les frais de la récolte. Si vos terres étaient bien unies, sans roches, sans planches étroites, et sans rigoles profondes, l'usage de la moissonneuse avec râteau mécanique serait certainement très- profitable. Tout bon cultivateur doit donc se hâter de faire ces diverses améliorations, afin d'arriver, par l'emploi des machines, à diminuer la durée de ses travaux, à fe ses récoltes en bonne saison, à économiser sur les frais de la main d'œuvre, et enfin, à amélio-

me eue me “ee te ne nee eee moe dnee enlnee ncneee

200, Manière de récolter la graine de trèfle; cribler deux fois la balle; la balle protége les semences.—2191, /écolter Les grains, à In taucille, à la faux Rue; peries ainsi occasionnées ; usage des moissonueuses LiCcauiques.

di

cr Rens 40, ri .

= ES = ” Un NS

74 CAUSERTE AGRICOLE

one tn. cn ee era a ne ms | ot ES EE RE TR

rer la qualité, et à augmenter la quantité de ses grains et de f ses fourrages.

202. Sait-on que les grains coupés de 6 à 10 jours avant leur parfaite maturité, et qui mürissent en quintaux, sont plus lourds, plus blancs, et plus farineux, que ceux qui mûrissent avant d'être coupés ? Si ces faits étaient

PR PBLEZ bien connus, il me semble

Fa, 58, Moissonneuse, avec râteau qu'on mettrait plus de grain mécanique. ë : $ x

en quintaux quon en voit

actuellement. La moissonneuse est très-utile pour cela,

' ef Toit Fr LA

puisqu'elle coupe le grain parfaitement, et le dépose en bottes

p'ètes à lier, (1)

203. Dans les année: pluvieuses, le grain mis en moyettes ou quintaux se conserve : arfaitement ; tandis que celui qui est en javelles doit ètre retourné plusieurs fois, et souvent, il noircit, s'égraine et finit par germer et par pourrir. On trouvera qu'il est très-profitable de faire des moyettes, surtout pour les blés et les orges, qui souffrent tant du mauvais temps.

204. La gravure Fig. 54 indique la manière de faire les liens et les moyettes.

205. Four les liens, on prend dans sa main une poignée dépis; on la divise en deux parties que l'on tresse deux ou trois fois; on tord la tête de l'épi, et, on place le lien par terre, l'épi en dessus, comme l'indique la gravure Fig. 55. On place la javelle sur le lien, de manière que le grain du lien et celui de la javelle soient dans la même Ne it On lie le rain au tiers de la gerbe, le plus près du pied,

206, Pour faire les moyettes ou quintaux, on prend une

202, Améliorations désirables.--208, Avantage des quintanx,— 204, Manière de faire les liens.—205, Manière de lier les gerbes.— 9206, Comment se font les movettes; quelle direction leur donner; leur couverture ; nœuds des lie1s; faire les bottes d'égale grosseur, d’un pied au lien ; pourquoi,

ne mme

(1: Oh: fabrique aujourd'hui des moisconneuses qui lient parfaitement le grain, sans fruis additionuels de main-d'œuvre.

PIN

Nc M de K ? ji TV - CAUSERIE AGRICOLE. 75 e botte sous chaque bras, et on les plante debout, de manière F L] à 4 1S 1 nt CE rem | et IX 9 CS, ux tre ent | ble Ki.

ain A roit # ela, | ttes * sait , Fra. 54, Manière de faire les dons à et ies moyettes, Î qu'elles s'appuient de la tête, et qu'elles soient écartées du pied s où d'environ dix pouces. Li est Les deux premières # rit, . bottes forment le centre L uil : de la moyette On l blés place encore quatre 4 F10. 15, Lien en paille. bottes de chaque côté ! : e les des premières, ayant le soin de planter les gerbes bien à plomb, Fe sans qu'elles s'appuient gnée sur celle. qui sont déjà | resse plart On doit tou- Fa lace jours donner à la à wure moyette une direction e le du nord au sud, afin Al ème que le soleil puisse l’at- Al ss du Ë teindre également de | chaque coté, et sécher L | | le grain uniformement. L.

une Si le te N tait ” | Ê ÿ1 1e temps nest pas ière de mc | FA LS assuré, il fe bon de ont les Se mets. COUVrir la moyette. À liens; SAN nan ere, 77e RAT SR LIRE Pour cela, on Lt do F1%. 68, Moyette sans couverture. une nouvelle botte dans 4 in, sans ses bras, et l'on tiendra le pied de la gerbe en l'air ; on divi- Fi ù AN EX nas <

mme + me ne ee eee meneee cnnene enne ne e mnt ee

sera le grain en deux parties égales que l'on presse chaque côté de la moyette afin de bien couvrir les gerbes et de donner de la solidité à la couverture. Cette gerbe couvrira ainsi la moitié de la moyette ; on couvrira l'autre moitié de la même manière. En examinant ces gravures, on verra que tous les nœuds des liens sont en dehors, et que le bout du lien est tourné vers la terre. On prend cette précaution, afin que la pluie ne puisse pas séjourner dans le lien; ce qui l’'amollirait et l’occasionnerait .à se briser lorsqu'on chargerait. On devra également veiller à ce que les bottes soient de

F1G. 57. Moyette avec couverture. même grosseur ; autrement, les moyettes ne seraient pas aussi solides. Chaque botte doit avoir un pied de diamètre au lien : plus petites, elles exigeraient trop de liens, et auzmenteraient inutilement l'ouvrage ; plus grosses, elles courraient risque de ne point sécher à l'intérieur, et même de germer ou de moisir, s’il survenait de fortes pluies.

207. BATTAGE.—II y a peu de chose à dire sur le battage des grains. Maintenant que chaque cultivateur un peu en moyen possède une machine à battre, il ne s'agit plus que de l'entretenir en bon état, de la nettoyer, et de la graisser souvent pour faire les battages avec faciité et économie. Plusieurs cultivateurs trouvent moyen de battre, pendant les récoltes, une partie considérable de leurs grains. C'est certainement au moment où l'on enlève le grain du champ qu'il se bat le plus facilement ; mais tout le monde n'a pas alors le temps de faire les battages.

er + me tm mere

207. Bulluge des grains. Entretenir les machines à battre; batire pendent ies récoltes,

etites, ement k point il sur-

attage peu en que de rraisser nomie. ant les St cerip qu'il alors le

penderti

208. On ne se rend pas toujours compte des dégats causés par les rats et par les souris dans nos granges, nos fenils, nos caves, etc. Je suis convaincu que, très-souvent, une partie assez considérable de notre récolte y passe. Afin d'éviter ces pertes, il faudra, tous les printemps, nettoyer soigneusement toutes les bâtisses de la ferme, et ne laisser nulle part de la paille ou du foin, où la vermine puisse faire ses nids sans que les chats y atteignent. Il faudrait également mettre du poison dans les endroits fréquentés par la vermine, où les chats ne peuvent pas arriver. On devrait toujours avoir de bons chats, auxquels il ne faudrait pas ménager la nourriture : un chat bien nourri tuera dix rats pour s'amuser, là où le chat affamé n’en prendra qu’un.

209. MEULONS.——II arrive souvent que les granges ou les fenils ne suffisent pas pour abriter la récolte. Au lieu des meulons, si difficiles à rendre étanches, nous ne saurions trop recommander la construction de granges allemandes. Ce sont de simples mobiles, qu'un seul homme soulève

par les coiris, au moyen d'une vis en bois. Il n'y a pas d'entourage. Les poteaux, qui ont de 20 à 24 pieds de hauteur, peuvent être plantés en terre, et réunis, par le haut, au moyen d’une sablière de quatre pouces sur six. On s’exemptera ainsi de faire la charpente, assez considérable, indiquée dans cette gravure.

On percera dans les poteaux, de pied en pied, des trous

F16. 68, Grange Allemande.

208. Dégats causés dans les granges par les rats et les souris; nettoyer soigneusement toutes les bâtisses ; usage du poison pour détruire les rats et les souris; garder des chats bien nourris..—209, Me”lons. Granges allemandes ; leur construction; précautions qu'elles exigent,

QU NE DES Di NT SG

ï Ki a

If

ee + moe ee me coter mu ee mme ee eee ne ne ee

de tarière pour recevoir les chevilles en fer qui supportent la couverture. Il faut huit chevilles d'un pouce et un quart de diamètre, et de dix-huit pouces de longueur, quatre audessous de la sablière pour les supporter, et quatre immédiatement au-dessus pour l'empêcher d'être soulevée et emportée par le vent. Ceci est indispensable.

210. La gravure suivante indique la manière dont se fait la charpente de la couverture. On lui donne ordinairement vingt pieds carrés. Les sablières (a) ont trois pouces sur

AR Er quatre, et les avtres pièces, un pouce ré “ #7 et demi sur deux. Toutes ces pieces à sont liées par des vis taraudées,

afin de donner à la charpente toute

hr, la solidité désirable, jointe au

#4 moindre poids possible. Ces vis

| taraudées, de différentes longueurs,

4 br. € ‘se vendent, toutes préparées, dans

| , #les magasins de ferronnerie. Pour

! couvrir cette charpente, on peut em-

ges a. # - 2} ployer, sur le long, de la planche très F16. 59, Charpente de la grarge mince, avec tringles sur les joints.

BRUT STE Il est bon de faire excéder la cou-

verture d'un pied au moins, pour protéger les côtés du

meulon.

Page 1