‹ Une leçon d'agriculture [microforme]Chapitre 30 sur 49 · RE PE NÉE AE · texte numérisé non relu

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211. Pour que ces meulons se foulent également, il faut décharger tantôt sur un côté, tantôt sur l'autre. On mettra ensuite, par-dessus, quatre traverses de 21 à 22 pieds de longucur, et on laissera porter la couverture sur ces traverses, afin que le foin se foule le plus possible. Avec cette précau- à tion, il est facile de mettre 3000 bottes de foin dans une de ces granges allemandes, qui ne doivent point coûter au-delà de $25.

210, Leur charpente, leurs proportions; faire excéder les couvertures.-—211. Com ment les remplir ; leur capacité ; ieur prix.

\ « £Sablières, b. port poteau qui recoit les chevrons ||! +. Cnevrons.

11 d. Araverses qui supportent les chevrons des coins. o. Poteauz sur lesquels s'appuie la couverture.

GE | — / \ CAUSERIE AGRICOLE, 79 É 212. RECOLTER LES FEVES BLANCHES.—La plupart des + cultivateurs arrachent leurs fèves quand elles sont mûres, et les DE laissent sécher sur le champ. Nous préférons les arracher pis avant qu elles soient tout-à-fait müres, et qu'elles puissent s égrainer ; ensuite, nous les mettons en petits meulons sur le champ. Pour cela, on prend quatre grosses lattes de quatre fait pieds de long ; on passe un gros fil de fer à travers le haut dl ent pour les réunir ensemble. On passe également un gros fil de ÿl sur aiton à six pouces du bas de chaque latte, que l’on attache L uce en forme de ganse. Au moment de faire les meulons, on étend li ces les lattes en trépied d'à peu près trois pieds d'ouverture, et l’on 4 ées, passe une grosse latte dans les ganses de chaque côté. Sur ces ute lattes servant de traverses, on en place quelau ques-unes de plus légères et l'on remplit cet i vis \\ échafaudage de fèves, à mesure qu'on les 4 urs, \ \ arrache, On peut ainsi faire des meules de 4 lans f FA 4 pieds de diamètre et de 5 à six pieds de & our TA hauteur, Les fèves y sèchent parfaitement, h em- Fr6.60. Hchafaudase et après une quinzaine de jours, elles sont 4 très pour met. +. prêtes à battre. Il y a déjà trois ans que fi ints. nous p. .:quons ce système avec le plus grand succès. 4 ou- ( du 213. Pour transporter ces fèves dans la grange, on ar- | rache d'abord les lattes du bas, puis toutes les autres, ‘4 et on les met en sûreté pour l'année suivante. Au lieu "] faut de lattes, nous emploierons à l'avenir des morceaux de ttra bois d'un pouce carré. Les lattes sont quelquefois trop \ lon- faibles, et il s'en brise toujours quelques-unes. Nous avons À Ten, l'habitude de battre les fèves au moulin, en les engran- 1} cau- 7 geant. Pour cela, nous nous servons d'une barterie (1) qui ne 7 e de contient que quatre dents, et nous laissons le plus d'espace delà possible de la batterie et le cylindre du moulin. su 212. Réoolte des j'ives blanches. Elle doit se faire avant la parfaite maturité ; li mettre les fèves en meules ; échafaudage qu'exige cette pratique—213, Com- 1% ment construire cet échafaudage: ses proportions ; serrer et battre les fûvas, — eppuie (1) Nous entendons ioi, par le mot batterie, la pièce fixe en fonte, armée de dents,

placée en dessous des cylindres du moulin à battre communément en usage dans nos Can vagLes.

214 RECOLTÉ DES PLANTES-RACINES. — Les patates doivent être arrachées et entrées aussitôt qu’elles sont mûres ; ce que l’on reconnait par les fanes (appelées par nos cultivateurs cofons.) Aussitôt que celles-ci commencent à sécher, ce qui arrive ordinairement vers la fin de septembre (à moins qu'elles ne soit échaudées), les patates sont müres, et ont tout à perdre en restant en terre. Une suite de mauvais temps peut les faire pourrir complètement, tandis que, si elles sont arrachées, séchées, et mises .: le champ en petits tas, recouverts de paille et d'un peu de terre battue, afin d'empêcher l'eau d'y pénétrer, elles se conserveront parfaitement, jusqu'à ce que le temps C« les encaver soit venu.

215. Quand les rangs ont été bien faits, il est facile d’arracher les patates à la charrue. On emploie à cet effet la Charrue ordinaire (gravure page 28), la charrue à deux versoirs (gravure page 22), ou la houe à cheval représentée à la page 14, à laquelle on ajoute des versoirs. Il se fabrique plusieurs instruments tout exprès pour faire la récolte des patates ; mais les meilleurs sont trop coûteux pour qu'ils puissent venir d'un usage général.

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