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Duns Pans roinmr a Riinir, il vrtit donner des lois ,
S<»»i4 le poittpeiix éclat «riin triple diadème .
Il »x'rtse asjFrvir tout, jusqu'à Philippe mêmr
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Purloiil, dans le palais Qiiirinal 2, les meubles avaient été enlevés, les mnrs même <lepouillés (Je ienrs tentnres écarlalcs et de leiii-s crépines d'or par les parents et les domestiques du pontife, jaloux de s'assurer avant sa mort leur part dans un héritap^e que le peuple leur dispute souvent. Les visiteurs, pèlerine et mendiants avaient fait niain-Iiasse sur le reste, et les nouveaux venus , furetant du re-
fi;ard dans tous les coins et jusque sur le plancher, semblaient s'être présentés au palais Quirinal hieii moins dans l'intention de voir mourir un papcipie d'avoir leur partdii butin.
I.a pièce 011 pisail Sixte-Ouint ét;iit la seule qu'on eiit à peu près respecléo. L ne sorte de grandeur et d'éclat semblait relever encore ce dernier sanctuaire où l'illustre pécheur devait rendre son âme à Dieu. D'un ctMé de l'appartement, se tenaient ses cardinaux el les chefs dé ses gardes, en grand costume; de l'autre, les clercs de la chambre , les notaires apostoliquesô et les membres de sa maison*; au milieu le souverain pontife, Sixte-le-t^rand, sur un lit de paille , entouré des pénitenciers de Saint-Pierre, en longs manteaux de deuil et des flambeaux à la main , comme attendant le corps pour le descendre au caveau funèbre. Ainsi le Pontife lui-même l'avait ordonné.
Lorsqu'il s'était senti atteint mortellement . son premier mot avait été celui de l'orgueil humain : «c II faut qu'un prince meure debout! ' II croyait pouvoir toujours trùner* et jouer jusqu'à la fin le rôle brillant qu'il s'était tracé. Terrassé par la maladie, il redevint humble , voulut <lonner au monde le spectacle de sa mort chrétienn<', et cacher sa pourpre sous la paille. Sa vanité n'y devait rien perdre. Sur cette cotiche de misère, se lisaient bien mieux les hautes qualités qui l'avaient distingué pendant sa vie; et ceux qui assistaient là , attendant sa dernière heure, malgré sa posture modeste et son air de résignation , voyaient encore en lui l'illustre décorateur de Rome 6 et le maître sévère qui les avait fait trembler.
— X. B. Sai>ti5E. —
Le Mutilé. ( Voyci le \" février . )
* — Sixte-Quint (Félix Peretti). né le 13 décembre 1521, un des papes les plus célèbres. Ennemi des vices, protecteur des arts el des sciences, judicieux et magnitique , juste , mais avec une excessive sévérité, il fut aussi grand |)rince que grand pr!l)e. et eut occupé avec autant de gloire un des premiers trônes de l'Europe.
2 — Le palais Quirinat, ainsi nommé parce qu'il est situé sur le mont Quirinal, dans l'enceinte de Rome, où s'élevait un temj)le dédié à Roninlus, surnommé Quirinus, après son apothéose : c'était le surnom de Mars, dérivé d'un ancien mol gniris, <[ui signifiait pique ou hache. Ovide l'a employé dans le sens Ai' jarelot.
•^ — Les notaires apostoliques. On donne ce nom à des officiers publics chargés des expéditions en cour de Rome.
* — Membres est ici un mn( impropre; il ne se dil au figuré que des personnes ipii composent une famille, de celles <|iii foui parlie d'une société, d'un corps politique. Les qens de sa maison était rex|)ression convenable.
^ — Trôner, néologisme déjà employé avec as.spz de succès.
* — Décorateur se dit d'un arli.sle don! la profession est de décorer. L'acception dans laquelle