‹ Une lecture par jour, mosaïque littéraire, historique, morale et religieuse, composée de 365 pièces extraites des prosateurs françaisChapitre 47 sur 370 · PRÉAMBULE · texte numérisé non relu

PRÉAMBULE

Depuis que j'habite notre petite planète, je n'entends parler que d'abus à réformer. Dans ma jeunesse, on en voulait surtout aux luoines. Ils étaient accusés de jiriver la population d'une partie de ce qui devait lui revenir, et, (pioique cette accusation fût assez mal fondée, ouïes supprima, car c'était ainsi qu'on réformait à cette époque. Bientôt tout fut un abus et réformé comme teP. J'ai même vu le

moment où les procureurs^ mais voici

bien un autre scandale. Nos chiens et nos chats sont en danger. Un philanthrope veut nous enlever les animaux domestiques que nous chérissons le plus ; il prêche, au dix-neuvième siècle, une croisade contre d'innocentes victimes qui ont des, droits sacres à notre reconnaissance, et c'est de l'amour du bien public qu'il prétend colorer cet attentat ! c'est l'humanité qu'il invoque pour excuser un projet sanguinaire ! il faut convenir que la philanthropie est bien barbare, et qu'à force d'humanité nous sommes devenus bien inhumains ! Ouoi qu'il en soit, les victimes ne seront pas égorgées sans réclamation ; une voix faible , mais courageuse , va s'élever en leur faveur.

Je plaide pour les chiens et les chats défendeurs, aboyants, miaulants, d'une part; contre M. Alexandre Roger, chevalier de la Légion d'honneur, demandeur d'autre part.

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