‹ Une lecture par jour, mosaïque littéraire, historique, morale et religieuse, composée de 365 pièces extraites des prosateurs françaisChapitre 86 sur 370 · BALBEK · texte numérisé non relu

BALBEK

L'orgupillonsp Balbpk là gît dans la poussière ; UcPuIiiiyn', aulrofoissi brillante et si Gère, Au milieu des d^-scrls le cadavre est eoucliÉ : De temples, de palais, luut l'espace est junclié.

— De Saint-Victoh. —

J'avais traversé les sommets du Sanniii couverts de neiges éternelles, et j'étais redescendu du Liban, couronné de son diadème de cèdres, dans le désert nu et stérile d'IIéiiopolis, à la fin d'une journée pénible et longue. A l'horizon encore éloigné devant nous, sur les derniers degrés des montagnes noires de l'Anti-Liban, un groupe immense de ruines jaunes , doré par le soleil couchant, se détachait de l'ombre des montagnes, et se répercutait des rayons du soir *. Nos guides nous le montraient du doigt et s'écriaient : <c Balbek ! BalU'k ! » C'était en effet la mei-veille du désert , la fabuleuse lialbck qui sortait tout éclatante de son sépulcre inconnu , pour nous raconter des ilges dont l'histoire a perdu la mémoire. Nous avancions lentement aux pas de nos chevaux fatigués, les yeux attachés sur les murs gigantesipies, sur les colonnes éblouissantes et colossales cpii semblaient s'étendre, grandir, s'alonger à nu-sure que nous approchions : uu profond silence régnait dans toute notre caravane ; chacun au-

Page 1