HENRIETTE, ALFRED, AUGUSTA
Ail ! ma chfere î ma iths chère ! j'ai cru que je û'âitiverais jamais !.. Depuis ce mâtin, toute la cour s'est fait écrire chéï moi... Lés ducs, les g;rahds seigàéùrs, les princes. .. c'est une processioh ! . . -. pas ihèniè un moment pour mè j^r^entér àù petit léVér de la plrihcesse (jliàridtte!.. Itfais pardott!.. VôUà li'ètès pà^ seule! .
Qui pourrait s'étonner cle^ hommages si mérités que
l'on rend à mademoiselle Kerler?...
AUGUSTA
Mi le marquis.
Je ne suis pas marquis , mademoiselle !
AUGUSTA
M. le comte .. M. le duc«,. Est-ce que c'est un duc^ ma chère ?..« je ne le coniiais pas... Vous ne me l'avez jamais présenté...
HENRIETTE
ILDarnay*..
AUGUSTA
M. deDarbay...
HENRIETTE
Un FiAiiçai^^ jpour quelques jours à Vienne!
AUGUSTA
Certainement^ les Français... très aimables ^ les Français !
ALFRED
J'étais avant-hier au grand théâtre^ Mademoiselle. .: Vous avez chanté avec un goùt^ une expression...
AUGUSTA
Oui^ ce n'était pas mal... Le public de Vienne commence à apprécier mon talent.*. Je suis plus contente delui^ il se forme. ..On ji'est pas encore à la hauteur de Berlin j mais on y arrivera^ et je réponds qu'avant un mois ce sera du délire ! J'ai déjà pour moi la noblesse ^ la famille impériale. . . l'empereur luimême... J'ai reçu ses complimens.
L'empereur vous a fait ses complimens?
AUGUSTA
n me les a envoyés par le chambellan de service.
ALFRED
Le parterre s'était flatté d'obtenir de votre complaisance la répétition de la grande cavatine...
AUGUSTA
Oh ! permettez ^ Monsieur. Je ne chante pas pour le parterre... Je ne suis pas là pour obéir aux caprices du premier venu^ et je ne reconnais point la tymnnie du peuple... Ce que la cour ne demande pas^ je le refuse... et^ encore une fois ^ je ne chante jamais pour le parterre.
« ALFRED
Je n'exprimais que des regrets^ Mademoiselle! {^A