‹ Une liaison: comédie en cinq actes et en proseChapitre 16 sur 82 · HENRIETTE, ALFRED, AUGUSTA · texte numérisé non relu

HENRIETTE, ALFRED, AUGUSTA

Ail ! ma chfere î ma iths chère ! j'ai cru que je û'âitiverais jamais !.. Depuis ce mâtin, toute la cour s'est fait écrire chéï moi... Lés ducs, les g;rahds seigàéùrs, les princes. .. c'est une processioh ! . . -. pas ihèniè un moment pour mè j^r^entér àù petit léVér de la plrihcesse (jliàridtte!.. Itfais pardott!.. VôUà li'ètès pà^ seule! .

Qui pourrait s'étonner cle^ hommages si mérités que

l'on rend à mademoiselle Kerler?...

AUGUSTA

Mi le marquis.

Je ne suis pas marquis , mademoiselle !

AUGUSTA

M. le comte .. M. le duc«,. Est-ce que c'est un duc^ ma chère ?..« je ne le coniiais pas... Vous ne me l'avez jamais présenté...

HENRIETTE

ILDarnay*..

AUGUSTA

M. deDarbay...

HENRIETTE

Un FiAiiçai^^ jpour quelques jours à Vienne!

AUGUSTA

Certainement^ les Français... très aimables ^ les Français !

ALFRED

J'étais avant-hier au grand théâtre^ Mademoiselle. .: Vous avez chanté avec un goùt^ une expression...

AUGUSTA

Oui^ ce n'était pas mal... Le public de Vienne commence à apprécier mon talent.*. Je suis plus contente delui^ il se forme. ..On ji'est pas encore à la hauteur de Berlin j mais on y arrivera^ et je réponds qu'avant un mois ce sera du délire ! J'ai déjà pour moi la noblesse ^ la famille impériale. . . l'empereur luimême... J'ai reçu ses complimens.

L'empereur vous a fait ses complimens?

AUGUSTA

n me les a envoyés par le chambellan de service.

ALFRED

Le parterre s'était flatté d'obtenir de votre complaisance la répétition de la grande cavatine...

AUGUSTA

Oh ! permettez ^ Monsieur. Je ne chante pas pour le parterre... Je ne suis pas là pour obéir aux caprices du premier venu^ et je ne reconnais point la tymnnie du peuple... Ce que la cour ne demande pas^ je le refuse... et^ encore une fois ^ je ne chante jamais pour le parterre.

« ALFRED

Je n'exprimais que des regrets^ Mademoiselle! {^A

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