ACTE n, SCÈNE II
KlDAHE DE R1INVII.LE.
Vousm'êfÏTayez!..
GUTTEMBERG
Pas pour moi , je pense ! Il n'y a pas le moindre danger j à la première réticence un peu équivoque^ je plante là cette chère mademoiselle Âugusta Kerler ^ et le tout sans explications^ sans larmes^ sans reproches ! Je suis un peu brutal dans mes ruptures... j'ai la poitrine délicate^ et les scènes dramatiques ne me valent rien! Un congé en bonnes formes^ des égards... et pas de pension ! je n'en fais pas 3 c'est un abus. Voilà pour mon compte. Maintenant^ occupons^nous de monsieur votre fils! Là ^ il y a vraiment périls car avec son soidisant esprit d'indépendance y M. de Rainville est l'homme le moins indépendant que je connaisse; il estt pour elle d'âne soumission ! • . D'un autre côté , iopà le^ prâiminaires d'usage ont déjà eu lieu; colère^ scèn^ de famille, rien n'a manqué. Toutes réflexions faites^ tout bien considéré, vous n'avez qu'un seul parti à prendre.
MADÀIIB 0E KAfRYÏLLEk
Lequd?
GUTTEMBERG
, Mettre la main sur le jeune homme.
lUDAiiB DE EAnnrnuLE.
. Que ditet*voQ8?
GUTTEMBERG
Le jeter, dans une berline ; à ses côtés, deux grands pandours bien robustes, bien impassibles... un piquet
> UKE LIAISON.
de huhinspour escorte, et tnMs ou quatre cents lieues de distance entre lui et sa maîtresse.
MADAME INS lUiXiTILLE,
Attenter à sa liberté... jam9is9 Monsieur^ jamais !
GUTTEMBOiGtf
Autre moyen ! faire arrêter la donzette et l'eaferaitr dans une prison d'État^., la forteresse d'QUnut«..» le Spielberg...
MADAME DE RAINVILIiE.
Vous oseriez?..
GVTTBMBERG.
ie ne dis pas que la mesure soit tr^ \ésàle^ tr^ ooostitutionneiie^ caidme vous <}ite9 àt^arlsU. miiis ici^ (îans no^t^ebon pâ^s cl^Âutriclie , noi^ n'y rc^rdonspas aesiprësl*. un mot à HI. c(e Mettéjmicn^ et fexpidïtion se met en marché!.. Voyez^ lta4ame... déciaez-vousj quant à moi^ je n^aurais pas le moindre scrupvle^ et si le ciel mé donnait im-fils qui sWisât 'avoir des maîtresses. • .
MADAME DE RAINVILLE
Est- il nécessaire de nous porter à de telles extré-^ mités?
GUTTEMBERG
C'est un coup-d'état ^jW conviens; et vous autres Français ^ vous ne les àiinéz guère; Aê jplûs ^ je sais Ibrt bien qu'en cherchkili à Sépai^r AèlAt amans ^^ il n'est pas rare qu'on les rattache plus que jëlUXliy^ll if féu* tre«.