‹ Une liaison: comédie en cinq actes et en proseChapitre 25 sur 82 · ACTE n, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE n, SCÈNE II

KlDAHE DE R1INVII.LE.

Vousm'êfÏTayez!..

GUTTEMBERG

Pas pour moi , je pense ! Il n'y a pas le moindre danger j à la première réticence un peu équivoque^ je plante là cette chère mademoiselle Âugusta Kerler ^ et le tout sans explications^ sans larmes^ sans reproches ! Je suis un peu brutal dans mes ruptures... j'ai la poitrine délicate^ et les scènes dramatiques ne me valent rien! Un congé en bonnes formes^ des égards... et pas de pension ! je n'en fais pas 3 c'est un abus. Voilà pour mon compte. Maintenant^ occupons^nous de monsieur votre fils! Là ^ il y a vraiment périls car avec son soidisant esprit d'indépendance y M. de Rainville est l'homme le moins indépendant que je connaisse; il estt pour elle d'âne soumission ! • . D'un autre côté , iopà le^ prâiminaires d'usage ont déjà eu lieu; colère^ scèn^ de famille, rien n'a manqué. Toutes réflexions faites^ tout bien considéré, vous n'avez qu'un seul parti à prendre.

MADÀIIB 0E KAfRYÏLLEk

Lequd?

GUTTEMBERG

, Mettre la main sur le jeune homme.

lUDAiiB DE EAnnrnuLE.

. Que ditet*voQ8?

GUTTEMBERG

Le jeter, dans une berline ; à ses côtés, deux grands pandours bien robustes, bien impassibles... un piquet

> UKE LIAISON.

de huhinspour escorte, et tnMs ou quatre cents lieues de distance entre lui et sa maîtresse.

MADAME INS lUiXiTILLE,

Attenter à sa liberté... jam9is9 Monsieur^ jamais !

GUTTEMBOiGtf

Autre moyen ! faire arrêter la donzette et l'eaferaitr dans une prison d'État^., la forteresse d'QUnut«..» le Spielberg...

MADAME DE RAINVILIiE.

Vous oseriez?..

GVTTBMBERG.

ie ne dis pas que la mesure soit tr^ \ésàle^ tr^ ooostitutionneiie^ caidme vous <}ite9 àt^arlsU. miiis ici^ (îans no^t^ebon pâ^s cl^Âutriclie , noi^ n'y rc^rdonspas aesiprësl*. un mot à HI. c(e Mettéjmicn^ et fexpidïtion se met en marché!.. Voyez^ lta4ame... déciaez-vousj quant à moi^ je n^aurais pas le moindre scrupvle^ et si le ciel mé donnait im-fils qui sWisât 'avoir des maîtresses. • .

MADAME DE RAINVILLE

Est- il nécessaire de nous porter à de telles extré-^ mités?

GUTTEMBERG

C'est un coup-d'état ^jW conviens; et vous autres Français ^ vous ne les àiinéz guère; Aê jplûs ^ je sais Ibrt bien qu'en cherchkili à Sépai^r AèlAt amans ^^ il n'est pas rare qu'on les rattache plus que jëlUXliy^ll if féu* tre«.

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