ACTE n, SCËIŒ IV. 4S
EUGikNB.
Aves*V0as pu en douter ?
'■'■.■ UÀJÙJME DE RÀnnrxLLB.
Ifoii ^ non. Tu es bon , je le sab t Poorquoi fisiut-il.,. pardon, mon ami^ pardon; je tiendrai ma promesse! Ta me donnes ta journée tont entière, n*e«^ pas? Je veux jouir pleinement du bonheur d^être avec toi > chez toi.
EUGÈJfE*
Et moi ^ que je vais me trouver heureux d'être prfe de \ougy de ma sœur !^. Et cette belle pesnbône ^ cette jeune Claire qui ne vous quitté plus? Depuis quelques jours, je l'observe, je l'étudié^.. Sa conversation est pleine de décence, de raison. . . Je n'ai jamais vu de figure plus noble ^ une physionomie qui réunit à la fois tant de modestie et de grâces ! U est difficile de ne pas lui porter une estime, un bien vif intérêt.*.
MADAME DE RAI» VILLE
Âh ! tu trouves...
EUGÈNE
Dites-moi ^ ma mëre ; elle parait avbir eu de grancb malheurs!
MADABIE DE RAINTILLE.
Oui , mon ami , de grands malheurs !
Quelle émotion ! Vous vous détournez. Je vois des larmes dans vos yeux. Je ne voudrais pas être indiscret... Mais cet attachement qu'une étrangère vous inspire*
MADAME Jf^ ^^VILLE.
M. Préval était un des preniMers DégppimA d« Jbrdeaux... Ce ne §p|it pa^. ^^ r^fo^^Jà^s que je vais te £^lve^^ ^oa. ^ugèiie; çepea^ntu (n niHiiterrogMV je
^e |)« v^i^ii çogipirfjpMis |Nid.» QfBàk fa^poi^ {Mit exister...
MADAME ',m l4ilNVILLE.
A ltt(|ré ctè kt patttOD» ne «mt pi» excusables^ M. Prévdi-fonpa une liaîtoii cpiijeta le désordre dans SA fortune; ifii vice en (ait nattre un .^iitre... le jeu, VagjkalM^^ '■ forent impmsBâiis oontipe PàVidité de la fiEHume qui lemaitrisaît... Plaôé entre Fopprobre et la mort, k pëore de limiUe a pr^iéré la mort.
EXTGÈNB*
Il s'est tué? - ' >
mahamx de nAorvAtiB.
Oui, il s'est tué, et sa fille est restée seule, dépouillée de ses biens) GeMe orpheline, c'est Glaire Bmy^* •• et vttlà la oaase de ses malheiirs.
EUGÈNE
Âh ! • . c'est là la'cause. .•
MADAME DE RAINYILLE. .
Glaire pleure son père... Eugène, et je, donne des larmes au vôtre ! Je ne vous le cache p^s... c'est d'elle que hie yieniient toutes mes l;K)nnes inspiriitions ! Je clôutaîs dB Vôtre cteur, j'allais inarîer votre sœur«
sans vous consulter p^trê^t- Claire a pris votre défense. . ' .
, fillf qfe f OUI eranaiàiait pas^ mai» je hiî wm «i wovftit |H»lé <fe mon fib I Me voyant bien i^aUbeu*r^uM/ die a otéme lépondre de vous^ m'a coMfiUé de partir^ de vous rejoindre, en Allemagne... £nfia> je lui dois la douceur 4^ vous voir^ mon ami... c'est vaM« ^ire qu'elle m'est devenue plus (çl^ere encoipe;
Ah ! puisqu'elle plaide si bien pour môi^ elle a <k>ubte titre à ma gratitude. . , .à mon amitié.