ACTE m, SCÊNfe V
Et toys même. .. qui donc ètes-Vous ?
CLAIRE
Tout-à-Pheure vous allez me reconnaître... Comment , une voix secrète ne vous parle-t-elle pas de moi ?.. Je vous dois tant de reconnaissance !..
HBURIETTE.
Que voulez-vous dire ?
' GLAlilE.
Reg9ide2-moi bien !... Vous n'avez aucub souveliir ?.. Pourtant ^ vous m'avez bien aimée ?«i
HENJOETTE.
Vous ? ■ ' '
Huit annéea?^.. car voilà huit ans... Il est vrai que huit années m'ont beaucoup changée !...
HENRIETTE
V6ûô jôtiez-vôus dé lâoi î . . .
CLAIRE
Cette «nfent qni , chaque j^^^i ^^^^ ^a^ atiîenée. . . que vous placiez sur vos genoux , et qii'én présence de son père...
behriette.
Eh I mais. .. si je ne craignais de me trotiiper . < .
CLAIRE
Oui y qu'en présence de son père > v.oti$ avez tant de fois suppUée » du UM|..JttBhB eavewmt ^ de vont appeler . du a<mi de sa intee ^ n .
«UaUETTB.
GhirePiévril
GLAIRE
Oui , Glaire !.. Ah ! vous savez mon nom ! . % Je vous disais bien que vous ne tarderiez pas à me reconnaître !
î 1 HENRIETTE.
Ce hasard que je né puis m'expliquer.. .
CLAIRE
Tout ce qui vous entoure aurait dû me feirè vivre dans Votre mémoire ^ Madame... Pour moi^ je ne passe pas un jour sans penser à vous... La ruiné, la mort de mon përe , mon état dans le ' nfionde , tout m'a rappelé sans cesse vos biènCaits.
HENRIETTE
Que vous a-t-on dit? et que venez-vous m'imputer à moi ? est-*ce ma faute si le désordre de ses affaires. • •
CLAIRE
Ah ! Madame! mon përe est mort... ne l'insultez pas.
HENRIETTE
La ruine de votre père?. • ah! que voilà bien le monde I • • ce monde injuste I .. • et que de 1^reté. •. que de méchanceté dans ses jugemtmsl. . . Mademoiselle. • . c'est vous qui m'y forcez : oe que je voulais vous taire , vous me contraigne à le dire : eh bien ! plus de ménagemens^ et la vérité... la vérité tout eatiëre I yous me parlez d'argent. ... i moi ! . . . J'étaiâ jeune , Mademoiselleigj^^Bt , votre përe m'a recueillie, il m'appelait ««sa jille aussi , et d'infâmes projets dans le cœur • • • Sayez-vous ce» qu'il a fait de moi ? ce que je suis ! . . . il m'a perdue; il m'a dés-