ACTE m, SCÈNE V
honorée j plus tard^ et quand pour moi la raison et le remords étaient venus, il m'a lâchement, abandonnée. . . Le jour du désastre est arrivé. . • moi y j'ai tout oublié ... je n'ai vu quç son malheur. . • ce qu'il m'avait donnée je l'ai bien rendu. . . Et si votre père est moil y Mademoiselle y c'est qu'il n'a pas compris ce que c'était qu'un dévoument de femme. . . Voilà SQS bienfaits . . . voilà ce qui le fait vivre dans ma mémoire ••. .Vous .. . il vous a privée d'une fortune^ moi, il in'a ravi l'honneur. . . Ah ! croyez-moi, vous n'êtes pas la plus à plaindre.
CLAIRE
Eh bien! le monde est injuste, Madame, je vous crois, je vous comprends ; mais , à votre tour, montrez-vous digne de me comprendre , et n'enlevez plus un fils à sa mère... ne l'isolez plus de tous les siens... ne cherchez plus à étouffer dans son cœur tous les sentiment delà nature... faites cela. Madame, et je vous absous bien volontiers de tous vos torts- envers moi!
HENRIETTE
Qu'entends-jë?et quel soupçon!... malheureuse!., comment pouycz-vous savoir ce qu'ici tout lé monde ignore? par quelle intimité en avez- vous obtenu h confidence?.. Ah! rien ne m'est plus caché maintenant... Sa froideur, ses absences, tout m'est expliqué. Et par quel motif avez- vous quitté la France? Qui vous a conduite à Vienne ? qu'y faites-vous ? Je ne vous ai rencontrée nulle part. . . Je ne vous ai vue sur aucun théâtre?...