ACTE IV, SCÈNE III
HENRIETTE
Voilà 1^ mêmes exagérations qu'autrefois.
' * ALFRED
Et voilà la même grâce. . . les mêmes charmes.
HENRIETTE
Alfired ! je vouô en prie. . .
ALFRED
Comment ! vous me refusez votre main !
HENRIETTE
Je vous en prie. . . faut-il vous Tordoinner?
ALFRED^ a part.
Elle a un ton, une dignité qui imposent ! • . (Haut,) D'où vient cette rigueur , Henriette?., nous sommes d'anciens amis.
HENRIETTE
Ecoutez-moi.
ALFRED
Eh bien ! . . oui. . . «
Encore. . • je vais me fôcher. • •
ALFRED
Oh ! non. . • ne vous fèchez pas ! . .
HENRIETTE
Voulez-vous m'écouter?
Alfred; Oui. . . je le veux !.. je vous écoute. • •
HENRIETTE
A la bonne heure y donc !
ALFRED ^ à part.
Décidément , c'est une attaque et une déff ^ae 4^ds les règles. . . - •
HEKKIETTE.,
Allons, prenez un iauteuil. . .
ALFRED , à part , allant prendre un fauteuil.
C'est étonnant ! je me trouve tout gauche .. depuis que je fais ma cour. . . j'ai perdu mes habitudes. , . • je ne sais plus. . . j'ai oublié ! . . ^
Il s'assied.
HENRIETTE
Vous osez VOUS plaindre^ et vous êtes ici., . . chez moi l. • vous ! . . Alfred. . • vous y êtes de mon plein gré. . . je vous y ai appelé. . . Il faut donc, en vérité, que j'aie perdu toute mémoire.
ALExANDRiNE, y^a/?y[7a7^/ au dehors.
Madame ! • • •
ALFRED
Quel est ce bruii ! . , .
HENRIETTE, Se lei^ant.
Ne craignez rien. . . je suis maîtresse chez moi . , .
ALFRED, toujours assis.
Est-ce que ce serait. . . .
HENRIETTE
Oui. . . ce pourrait être. . . .
ALFRED, à part.
Du diable si j'abandonne la place !. . . j'y suis. . j'y suis bien.*, j'y resterai.
ALEXANDRiNE , ' chtrant.
Madame ! • • • Madame. • . .