‹ Une liaison: comédie en cinq actes et en proseChapitre 74 sur 82 · ACTE y, scÈN*: III · texte numérisé non relu

ACTE y, scÈN*: III

heureux! Je m'en félicite sincèrement ,. puisque nion espoir n'a pas étéirompé.

EUGÈNE, ^^^/t.

Comment taire... elle va rentrer. {^Haut.) Je vous avoue que pressé par le temps. . .

ALFRED

Pardon ^ vos préparatifs de départ n;e m'ont ppint échappé î Tout m'indique ici que je puis être impor^ tun ; cependant , jamais je n'eus plus grand désir de vous parler et d'obtenir votre attention.

EUGÈNE

Croyez bien, Monsieur, que je vous écoute, que je suis tout à vous.

ALFRED

Eugène... permettez -moi ce nom !... voilà près d'un mois que nous nous connaissoos, et nous ngos appelons encore monsieur! je suis chez vous, et votre main n'a pas encore serré la mienoe ! . . . c'est ma fnute , p^têtre... Mais tant de froideur est-elle convenable entre deux jeunes geris à-pçu-près du mêmç âge et suç le 'point d'être unis par un lien aussi proche?... Pour moi , j'en éprouve une peine véritable , je ne crains pas de vous le dire , et c'est dans toute la sincérité de mon oœur <jue je viens vous demander votre amitié.

EUGÈNE

Vous allez au-devant de jpciesi vœux.

Eh bien ! traitez-moi donc en anu ^ ^ ^^fff^i . '

EUGÈNE

Avec grand plaisir, Alfred ! Cçmbiet

de cette ouverture si franche^ si honorable pour moi ! • • . Oui y donnez-moi la main ! . . .

ALFRED

Vous m'encouragez. . . et j'en ai vraiment besoin.

EUGÈXE.

Pourquoi donc ? S'il s'agit de ma sœur , de son bonheur , du vôtre j de ce qui peut vous intéresser l'un et l'autre. . . .

ALFRED

Non 'y c'est de vous , mon ami , c'est de vous-même que j'ai le projet de vous entretenir.

EUGÈNE

Comment. • • de moi ?

ALFRED

Déjà votre regard devient plus sévère.

EUGÈNE

Que voulez-vous dire ? De grâce, expliquez-vous !..

ALFRED

Votre ton glace mon courage.. . et^ je vous le répète^ j'en ai pourtant grand besoin,

EUGÈNE

Je vous entends. • . Eh quoi ! Alfred ^ vous aussi ?

ALFRED

£h bien^ oui ! • . . je sais tout !

Vous êtes instruit ? . . .

ALFRED

Oui y oui, mon ami , je sais tout !

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