ACTE V, SCÈNE lU. lai
EUGÈNE
Je le vois. • . ma mëre n'a point tenu ses promesses ! Dans son emportement contre moi ^ elle n'a pas su cacher ce qu'elle devait vous taire. . . et vous vene^ à son aide. . .
ALFRED
Non. i . ce n'est point votre mfere. . •
EUGÈNE
Gomment donc avez-vous appris ? • • .
ALFRED
N'importe!.. . je n'ignore rien, et cela doit vous suffire.
EUGENE
Eh bien !. . . je vous déclare que vos discours seraient inutiles^ et que si votre intention était de continuer^ je vous laisserais seul à l'instant même! Je dirai plus : c'estque personne n'outragera impunément une femme qui m'est chëre^ et que partout et en toute occasion^ je serai son plus zélé défenseur! Alfred ! vous m'avez demandé mon amitié^ je vous la donne , je vous la donne avec l'effusion la plus fraternelle^ mais^ je vous eu prie, que nos débats sur un' pareil sujet ne viennent jamais la troubler !
ALFRBD.
Vous m'entendrez pourtant. . .
EUGÇNE.
Vous insistez !
ALFRED
Nous sommes seuls , et je ne crains pas de vous le
laa UNE LIAISON.
dire: il n*y a pas d^emportemens, de menaces^ de violence^ qui paissent m'arrêter ^ je n'y répondrais poiint ! Vous chercherez en vain à irriter mon orgueil^ à me b|es^. ds^ns mon honneif r , vous pue trouvères^ insensible à toute offense, et jamais le frère dç Btari^ n'obtiendra satisfaction dg i^oi ! Dès ce moment^ je ne vous quitte plus ^ je no^'attache à vos pîjs, et quoi que vous fassiez , vous n'échapperez pas à Texplication que vous redoutez.
EUGÈNE
Mais enfin 3^ qi|e vqulez-yous ?
ALFRED
Eugène, comme vous, j'ai Fâme jeune, généreuse ! J'entre dans vos tourmena, je les comprend^. On n^enaçé une personne qui vous fut c|ièi;'e. . . eHç est se\4^ ic^ , avec vous , conduite , amepée paj;* vou^ ! YPHf efabra^3S?i s* défense , je le conçois , j^ vqiîs appjççmve \ je Va js niême. plu§ loin : vovs me t]rDU,yerea^ prêt à vqm o^rii^ ]^,es&seryiçes.. «fe Su^d^ caractère as^ efvtrep^çvr n£^n^. . . j'ai del'arj^nt. . . jeipie crains ri^jo ^ qu^qae$ ao)}^ de l'^pab^ss^de pe me refuseront ,pa;S; lei;i^' concour^jj eÇ pour empôçber madame Saint -Priçç dç. ^prtirdf? vive force, s'il feut absolument; feï*ï:^illeif çpAtW Iç? sbires autrichiens, vous pouvez disposer de moi ^ mon bras, ma bourse, je suis tout à vous.
J'ai peine à m'expliquer. . • .
ALFRED
Oui , la protéger , la défendre ^ c'est ùii devoir ,
-VOUS le lempiiiEK ' aisairJâ|pflBis* . i*ic& »e^.i»ii: 4u
4b]fedk*flaUI IIHî JV^CfltUHHB
Monsieur!
4JLfBÇP.
Oui^ indigne dç fims I
Ifowieiirji des circonstances m^lbeoreusas ont ))u disposer de ses premières années.. «on peut U iufrar MVir des apparences uensong;èrâ| j fnais, dcpuw troU uns, je 9ç Fai fMijpûué^.. . et je o'ai JAiiiitis iHiiititi tiitft âme plus ^éf... uiia»ur pïWiUoipU, phê (Mtciiié...
Asset , Monaîeur de hMm^iik^ m^y. * /x<<éj Ipitatii, d'un cœur si dévoué ^ mMi^ < iii»^iM»* ; ^^fm- ffMttp^,
SBeV
IStk ^f^ VM^f »
124 UNE UAISON.
Monsieur^ c'est trop fort !
ALFRED
Oui , elle vous trahit, et hier encore. . .
EUGÈNE
Monsieur^ c'est une infâme calomnie.
ALFRED
J'avais prévu votre emportement , mais, je vous le ^j^e , voas ne trouverez chez moi que modération et lent, que compassion pour vos. douleurs. . . • 'je le sens> vous êtes malheureux, et vous devez avoir besoin d'un ami, d'un véritable ami.
EUGÈNE
Laisse? ma main , je vous prie ! Je ne sais ce que j'éprouve ! il y a là un pressentiment ! . . .
ALFRED
Ëugëne, calmez-vous!. . • c'est un frère qui vous en conjure!
EUGÈNE
Eh bien donc, parlez, je vous écoute ! Que vois«je? Henriette ! Silence,, Monsieur^ pas un mot !
SGENfi IV.