‹ Une lyre a la mer. PoésiesChapitre 18 sur 42 · LA CHOIX · texte numérisé non relu

LA CHOIX

Laisse à la tombe Son dire amer; Toute eau qui tombe Gagne la mer; Mais l'auréole De la Parole Orne mon front:

11 te protège Du sacrilège Do tout adront.

LA TOMBE

Ton esprit si vanté par Téclat de ses charmes, Ton savoir amassé dans les nuits des liivers. Ta longue expérience acquise à prix de larmes

Instruiront la poussière et les petits des vers. Dans ton vaste cerveau si fertile en sagesse Je mènerai, pressant leur joyeuse paresse, Paître les légions de mon troupeau rampant, Les siècles, accouplant ton espoir au mensonge, Verront s'évanouir, comme l'ombre d'un songe. Ton âme, fiancée à l'éternel néant.

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