ACTE TROISIÈME
MADAME LINDE
Oui.
KROGSTAD.
Connaissez-vous ma réputation, ce que Ton dit de moi?
MADAME LINDE
Si je vous ai bien compris tout à l'heure, vaus croyez que j'aurais pu vous sauver.
KROGSTAD.
J'en suis sûr.
MADAME LINDE
Tout n'est-il pas à refaire ?
KROGSTAD.
Christine I Avez-vous bien pensé à ce que vous dites? Oui, je le vois sur votre visage. De sorte que vous auriez le courage...
MADAME LINDE
J'ai besoin d'un être à qui je serve de mère et vos enfants ont besoin d'une mère. Nous aussi, nous éprouvons une inclination l'un vers l'autre. J'ai foi en ce qu'il y a au fond de vous, Krogstad. Avec vous, rien ne me fera peur.
KR00S,TAD, lui prenant les mains.
Merci, Christine, merci I Maintenant il faut que je me relève aux yeux du monde et je saurai le faire. .Ah! mais j'oubliais...
MADAME LINDÉ, qui écoute.
Chut! la tarentelle! Partez, partez, partez tout de suite t
KROGSTAD.
Pourquoi ?
MADAME LINDE
Vous entendez cette musique ! C'est la fin du bal. Ils vont revenir.
byGoogk
KROGSTAD.
Bien! je m'en vais... D'autant plus que cela est inu« tile... Vous ne savez pas, je suppose, ce que j'ai fait contre les Helmer?
MADAME LINDE
Vous VOUS trompez, Krogstad, je le sais. .
KROGSTAD.
Et vousavez le courage de... ?
MADAME LINDE
Je sais à quoi le désespoir peut conduire un homme tel que vous.
KROGSTAD.
Ah ! si je pouvais détruire mon œuvre.
MADAME LINDE
Vous le pouvez, votre lettre est encore là dans la boîte.
KROGSTAD. ^
En etes-vous sûre ?
MADAME LINDE
Je le sais, m)ais...
KROGSTAD, il la dévisage.
C'est là l'explication .. Vous vouliez sauver votre amie à tout prix ? Vous feriez mieux de me l'avouer franchement ? C'est bien cela ?
MADA^lE LINDE.
Quand on s'est vendue une fois pour sauver quelqu'un, on ne recommence pas.
KROGSTAD.
Je vais redemander ma lettre.
MADAME LINDE
Pas du toutl