SCÈNE PREMIÈRE
GRATTOIR, seul.
(11 sort de la pièce à droite avec un balai et un plumeau sous sou bras. Saluant à la cantonade.)
Oui, Monsieur, ça suffit; vous pouvez causer tranquillement avec votre ami... s'il vient du monde, je dirai que vous n'y êtes pas... j'ajouterai même que vous êtes sorti, ça ne pourra pas faire mal. Yoyons, il faut que je me dépèche de faire cet atelier... il paraît que M. Antony a envie de travailler aujourd'hui... ça ne lui arrive pas tous les jours... oh ! ces jeunes hommes!..
Tiens ! des houtS de Cigare... (il les ramasse et les met dans sa poche.)
Je donne tout ça à mon épouse qui me les z'hache... ça me fait un maryland superflu... bigre! je suis en retard aujourd'hui pour le ménage de M. Antony. Allons, vivement, un coup de plumeau sur cette armure... Dire que jadis les hum mes portaient de ces choses-là, ils se bardaient de fer... Vous me direz qu'aujourd'hui ce sont les dames qui en mettent dans leurs jupes... Moi, je l'ai prohibé à mon épouse... j'ai dit à madame Grattoir : Laide, si jamais, au grand jamais, tu es ferrée, toute intimité cesse entre nous... Dieu, que c'est sale par ici... j'ai pourtant balayé il y a trois jours.