SCÈNE III
GRATTOIR, puis ANTONY et COLL1NET.
GRATTOIR, seul.
En v'ià un drôle de pistolet! ah ! il est jaloux ! et il croit nie
suborner avec quarante sous! et une pièce fausse, peut-être
elle est si terne ! (u l'examine.)
ANTONY. Il sort de la chambre à droite, avec Collinct*.
Je te dis, Collinet,que tu es absurde î enlever uno. jeune
fille, c'est très-risque ça se fait dans les pièces de théâtre,
niais jamais à la ville.
COLUNET.
Mais, quand je te répète que je n'ai que ce moyen pour devenir le mari de Lucienne... le but est moral, ea suffit!
ANTONY
Tu es fou ! — Père Grattoir . est-il venu du monde pour moi ?
GRATTOIR
Du monrk'... oui, Monsieur c'est-à-dire non . il n'est
venu personne. (a part.) Cest pas la peine que je parle de c't autre !
* Grat. Ant. Col.
ANTONY
Augustine n'est pas venue ?
GRATTOIR
Ah ! Monsieur sait bien que si mademoiselle Augustine était
venue, il n'y aurait pas en de consigne pour elle elle s'en
fiche pas mal on peut dire ça à Monsieur elle briserait
les portes plutôt que de ne pas entrer, (a part.) Je m'en vas faire mon carré du second en batifolant, (n sort par le fond.)
COLLINET, à Antony.
Quel drôle de bonhomme que ton portier î