‹ Une maitresse bein agréable, comédie-vaudeville, en un acteChapitre 7 sur 42 · ANTONY, COLL1NET · texte numérisé non relu

ANTONY, COLL1NET

COLLINET, allant à Antony qui est allé devant sou tableau.

Veux-tu une cigarette ?

ANTONY

Oui.

COLLINET, la lui donnant et regardant le tableau.

Tiens, c'est gentil... ça vient bien.

ANTONY

Tu trouves ?

COLLINET

Oui. — Ah çà ! tu es donc toujours amoureux de cette petite fleuriste? Une* liaison qui dure depuis un an... prends garde... tu finiras par une mairie... sérieuse !

ANTONY, riant.

Ah ! ah ! quelle plaisanterie î mon cher , Augustine est jalouse, emportée, capricieuse; pour un rien, elle me fait des scènes ridicules ; enfin, elle me rend très-malheureux !

COLLINET

Eh bien ? (il fait une autre cigarette.) ANTONY.

Eh bien, un beau matin, elle voudra faire fortune.... comme les autres... et elle disparaîtra... d'elle-même... naturellement., sans que je lui dise ce mot terrible : « N-i-ni... fini. — Allezvous-en! »

COLLINET

Pristi ! comme tu prends des mitaines î je ne t'ai jamais vu comme cela avec aucune femme !

ANTONY, préparant sa palette.

Mon bon Collinet, Augustine était ma voisine quand j'avais mon atelier rue de Navarin, et un jour... tiens... après mon concours pour le prix de Rome... je rentrai avec la fièvre... le délire... Ça n'est pas gai, un malade... aussi, mes amis m'abandonnaient.

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