Une maitresse de Louis XIII
Un mois s'était écoulé. La cour se disposait à venir de Paris à Versailles , où le roi s'était fait construire, non loin, et un peu au-dessus de l'église de Saint - Julien , au Val de Galie,
VTiE CHASSE ROYALE.
un bâtiment, composé d'un corps-de-logis, et de deux ailes, terminées par quatre pavillons; le tout de médiocre apparence. Aussi Louis xiii n'estimait-il ce lieu que pour y prendre le plaisir de la chasse -, et ce jour même , il en avait ordonné une de marque. On y devait courre le cerf, et lancer même le faucon, pour le divertissement des dames.
Dès le matin , et bien avant l'arrivée du roi et de sa suite, tout fut en rumeur dans le château de Versailles , presque entièrement occupé par les écuries , le chenil et les héronnières. Les gentilshommes de vénerie et de fauconnerie, les capitaines de levrettes , les écuyers , les piqueurs , les valets de chiens , les pages du vol et du courre, se trouvaient à leur poste. Depuis le rez-de-chaussée jusqu'aux derniers étages , on n'entendait que des hennissemens ^ des piaffemens, des cris aigus, des aboiemens, la voix des chefs , les jurons des valets , et le bruit du cor , qui jetait ses fanfares au milieu de tout ce vacarme.
C'étaient les chevaux qu'on étrillait, qu'on