‹ Une maitresse de Louis XIII (volume 2)Chapitre 17 sur 52 · II · texte numérisé non relu

II

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Dans ce même moment , mademoiselle de Chëmerault et madame de Marillac, suivies seulement de la vieille demoiselle de compagnie de la comtesse , se promenaient le long de cette magnifique terrasse, bâtie par Henri IV , et d'où la vue se perd sur les campagnes environnantes et sur les mille détours de la Seine. Elles côtoyaient ainsi la forêt, se rendant, seulement dans un but de distraction, au jardin du Val situé à l'extrémité de la terrasse.

153 LE MARI DE tA FAVORITE.

Louise retrouvait sa sérénité en causant avec son amie, dont les propos légers et frivoles la distrayaient , et ramenaient forcément le sourire sur ses lèvres , quand celle-ci , à peine à mi-route, s'arrête, et se retournant vers la vieille fille qui les suivait :

— J'ai oublié mon mouchoir et ma bourse,, lui dit-elle j obligez-moi d'aller à mon logis, et de les demander à ma chambrière. Nous vous attendrons ici en nous reposant.

La demoiselle de compagnie s'inclina , regarda sa maîtresse j mais ne recevant point de contre-ordre, elle partit.

Elles étaient là depuis quelques instans, toutes deux assises sur un banc , jouissant du grand air et de la solitude, causant des visites d'installation qui devaient avoir lieu le soir chez la reine , et du pèlerinage à la chapelle de Ste-Geneviève , annoncé pour le lendemain, quand mademoiselle de Chémerault se plaignit soudahi de l'éclat du soleil qui lui fatiguait la vue , et proposa de se réfugier à l'ombre , sous ks arbres de la forêt. La comtesse lui fit

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