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LE TOMBEAU DE DUCHESNOIS AU PERE-LACHAISE

DES TRÉTEAUX FORAINS A LA COMÉl)lJ>rHANÇAISE SI

beaucoup. Le niiuistrc Glia{)tal « s'affichait avec

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Une lellre de Taljiia.

la demoiselle, mettait les journaux à ses ordres, et se donnait en spectacle à Paris (1) ». Véron a

(l) Frépéric Masson, vol. cil., p. 132,

raconté les origines de cette liaison d'une manière piquante :

« Dans sa jeunesse le baron Capelle était simple employé au ministère de Tlntérieur, sous le comte Chaptal. Il rencontra, un jour, dans Tantichambre du chef de bureau des théâtres, une jeune personne, dont les beaux yeux étaient mouillés de larmes, et dont les vêtements avaient subi un certain désordre. Il s'approche, il s'enquiert, et reconnaît Mlle Bourgoin. Elle venait de débuter au Théâtre-Français (1).

— Que vous est-il arrivé ?

— Je sors du bureau de M. Esménard(2), qui vient de se conduire envers moi avec la plus effrayante brutalité.

A mesure qu'elle racontait, ses larmes cessaient de couler, et elle regardait avec émotion son inattendu protecteur.

— Encore, ajoutait-elle d'une voix douce, si cet Esménard était moins laid !

Le jeune Capelle raconta l'anecdote au comte Chaptal, et le ministre de l'Intérieur se laissa entraîner à faire de la science et de la chimie

(1) Thérèse Bourgoin débuta le 13 septembre 1799. C'est la date que donne M. Georges Monval, dans sa Liste alohabélique des sociélaires^ p. 14.

(2) L'auteur du Poème de la Navigation.

pendant plusieurs années avec cette séduisante actrice. En peu de temps, elle devint sociétaire (1).»

Elle ne le devint, en réalité, que trois ans plus tard, en mars 180*2. Mais si le prologue de l'aventure est amusant, l'épilogue ne l'est pas moins.

Soit caprice amoureux, soit désir de ramener le vieux Chaptal à une plus saine conception de sa dignité ministérielle, Napoléon se chargea de mettre fin à la liaison. Un soir, tandis qu'il travaillait avec Chaptal, on annonça Mlle Bourgoin. Mieux que personne Chaptal savait ce que pareille annonce, à cette heure de la nuit, pouvait signifier. Il prit son portefeuille, quitta la place et envoya sa démission. Le lendemain, Lucien Bonaparte était ministre de l'In-

teneur. Signature de Mlle Volnais.

En réalité. Napoléon n'usa point de la complaisance de celle qui appelait Chaptal « papa clystère (2) ». On peut donc croire que ce fut une façon ironique et cavalière de demander au ministre sa démission. L'autre fut pipé au jeu et l'empereur eut en

(1) VÉnoN, Mémoires d'un bourgeois de Pa^is, t. I, p. 120.

(2) Barras, ouvr. cil., t. III, p. 175.

Mlle Bourgoin, la plus rancunière, la plus vindicative et la plus jolie de ses ennemies.

Comme elle prétendait mener de front la comédie et la tragédie, jouer Iphigénie et les Femmes savantes^ elle fournit aux poètes et aux rimailleurs du temps le sujet de faciles antithèses. Le plus curieux et le plus déplorable des exemples qu'on en peut citer, est celui de cet Armand Ragueneau, qui opéra en son honneur, dans V Annuaire dramatique de 1 807 :

Ces vers prouveront moins mon talent que mon zèle,

disait-il avec raison, et il continuait :

Et tu mérites mieux. Mais quelle Déité Ici-bas eut jamais hommage digue d'elle ?

Dans plus dun chef-d'œuvre vanté,

Du vrai beau vainement je cherche le modèle;

Rien n'est parfait hors ta beauté :

Pardonne donc si ma lyre rebelle Mêle de durs accords aux durs sons de ma voix, Lorsque Tart impuissant célèbre une immortelle,

Et qu'en toi seule j'en vois trois ;

Oui, trois... deux Muses, une grâce.

D'abord c'est Melpomène en pleurs, A l'aspect d'un poignard sa bouche qui se glace, Exhale en longs soupirs de plaintives douleurs.

Mais pour nous séduire et nous plaire.

Exciter la gaieté ; subjuguer tous les cœurs C'est Thalie au Parnasse, Euphrosine à Cythère (1).

(1) Annuaire dramatique ou Étrennes théâtrales, 3* année.

Ce n'était donc point cette jolie fille rieuse, sensuelle, évaporée et grivoise (1), qui, jusqu'à sa mort (2), demeura Tamie de George et qu'elle rejoignit en Russie, qui pouvait constituer une dangereuse rivale pour elle.

Ce n'était point davantage Mlle Mars, sociétaire depuis 1799, l'incarnation la plus radieuse de la Comédie, et que George salue en des lignes enflammées :

Ah ! Mademoiselle Mars comme je vous sentis tout de suite I Quelle ingénuité ! Que je fus émue ! Qu'elle me parut ravissante ! Des yeux si expressifs, si veloutés, le

contenant V indication des diverses agences des spectacles pour tous les théâtres de la France et de l'étranger; les noms et demeures de tous les directeurs, acteurs, danseurs, musiciens et employés quelconques de tous tes tliéùtres de Paris; les répertoires de tous tes t/iéâtres; la date de la représentation de toutes les pièces restées au répertoire des principaux, et leur travail pendant l'année 1806; tes noms des auteurs de toutes les pièces, morts ou vivants, les noms et résidences des Correspondants des deux agences de Paris chargées de percevoir les droits des auteurs dans les villes de France. Avec le portrait de Mlle Bourgoin, qui n'avait jamais été publié. Ouvrage dédié et présenté à elle par les éditeurs; 3" année, à Paris, chez Mme Cavanagh, libraire, passage des Panoramas, n" 5, 1807. — Sur cet annuaire (p. 78), Mlle Bourgoin est indiquée comme habitant rue de Belle-Chasse, n° 22.

(1) « ... Célèbre par ses bons mots grivois, uîî peu à la façon de Mlle Arnould. » Tn, Iung, Lucien Bonaparte et ses Mémoires, t. II, p. 262.

(2) Elle mourut à Paris le 11 août 1833, âgée de 02 ans, et fut inhumée au cimetière du Père-La Chaise.

sourire envahissant, cette vraie ingénuité qui ne baissait pas les yeux, qui ne faisait pas la modeste, elle ne comprenait pas ! Cette salle tout entière attaché3 sur elle, ces rires qu'elle excitait par cette naïveté honnête et séduisante. Ah ! ma chère Mars, jamais on n'atteindra cette perfection, vous en avez emporté le secret dans la tombe (I), elle restera bien scellée, vous avez eu vos détracteurs, admirable actrice, mais en quittant cette terre vous avez dû dire : « Cherchez, vous ne trouverez pas. »

Et Mlle Mars laissait loin derrière elle Mlles Volnais et Devienne. La première était une ingénue larmoyante (2), a jolie personne, des yeux noirs magnifiques, un peu courte de sa personne, une tournure un peu empâtée, mais sa tête était théâtrale ». C'est là Tavis de George. Le critique Geoffroy traduisait plus brièvement ses sentiments : « Bouquet prêt à s'épanouir ! » s'écriet-il. Au surplus, elle avait à l'époque des débuts de George, seize ans. De ses origines modestes (son père était danseur de corde), elle conservait une sorte de timidité naturelle. A la veille de ses débuts, dans un souper galant, l'acteur Dazincourt

(1) Retraitée le 31 mars 1841, Anne-Françoise-Hippolyte Boutet, dite Mlle Mars (cadette), mourut six ans plus tard, le 20 mars, au n° 13 de la rue Lavoisier. Son tombeau est au Père-La Chaise.

(2) « Elle pleurait beaucoup; à cette époque toutes nos premières étaient par trop sensibles : c'était le désespoir de Talma, il avait bien raison. » Manuscrit de Mlle George.

lui avait donné ce nom de Yolnais qu'elle devait illustrer.

Aussi simple, aussi timide, était Jeanne-Françoise-Sophie Tliévenin, dite Devienne.

Devienne qui fait disparaître L'art qu'elle caclie sous des fleurs I

s'exclame un poète admirateur. Elle excellait dans les soubrettes, et ce n'était point cet emploilà qui pouvait porter ombrage à George. Aussi la loue-t-elle sans réserve, presque à l'égal de Mlle Mars :

Mlle Devienne, femme de chambre véritablement; cette chatte si maligne, si familière avec sa maîtresse, mais toujours parfumée et mesurée ; la mise d'alors était très charmante et très simple et coquette pour les soubrettes ; toujours de jolis bonnets ; jamais en cheveux, des manches longues, à coude, la poitrine couverte de mouchoirs garnis et qui laissaient deviner tout, mais qu'on ne voyait pas, ce qui ne manquait pas de charme, de charmants tabliers garnis ; toujours des gants : tout cet ensemble était fort élégant, je vous assure.

Aussi ne manquait-elle pas d'adorateurs. Parmi eux, au premier rang, avait brillé pendant la Terreur, ce Beiïroy de Reigny, que Nicomède dans la lune ou la Révolution Pacifique^ avait rendu célèbre, en 1790, sous le pseudonyme de Cousin Jacques. Son admiration et sa tendresse pour

Mlle Devienne s'étaient exprimées d'une manière pour le moins plaisante. Sur un imprimé de certilicat de secours, il lui avait décerné un amoureux brevet où la galanterie cédait aimablement le pas à la politique :

« Nous, Membres du Comité civil de la section du[i) Maïlcertifionsc/ue la citoyenne iesLUue Françoise Thévenin, dite Devienne, actrice du Théâtre- Français, réfugiée de Cyihëre, district des Grâces, Département des plaisirs est domiciliée dans Varrondissement de la section du cœur du Cousin Jacques, qui Taime à la folie, et que, par ces motifs, il a droit aux secours décrétés par F article 3129 delà Loi du 27 Vendémiaire troisième année de la République cythérienne, en vertu de laquelle loi toute réfugiée doit paies [sic] tribut à celui qui la reçoit.

P ait au Comité Civil des amours à Paris, le 25 nivôse an IV.

Tels étaient les compliments dont les poètes

(1) Les parties en italiques sont imprimées dans l'original. Cette pièce fut publiée pour la première fois dans la Revue

l'égalaient à cette époque heureuse les comédiennes qui les écoutaient.

C'étaient là encore les temps où brillaient les derniers feux de Louise Contât. Nulle carrière dramatique fut plus heureuse, nulle carrière amoureuse plus mouvementée. Le comte d'Artois, au témoignage de Montgaillard (1), fut longtemps le plus heureux et le plus exploité de ses favoris. A l'appui de ses dires, il cite cette libertine et scandaleuse anecdote :

« Le comte d'Artois arrive un soirchez Mlle Contât, haletant de désirs, et veut jouir à Tinstant de ses droits : « C'est impossible, lui dit la double sirène, il y a des obstacles dérimants, et Votre Altesse ne me touchera point aujourd'hui. » Aussitôt les larmes de couler, et le désespoir de Mlle Contât d'éclater en sanglots, u Qu'est-ce donc, cher ange, qu'avez-vous, et quel malheur est arrivé ? Calmez-vous, je vous en conjure ; vos peines sont les miennes, il n'est rien au monde que je ne

des documents historiques d'Etienne Charavay, 2« série, t. I, 1879, pp. 98, 99. — Nous en avons donné un fac-similé dans notre ouvrage sur tes F itles publiques sous ta Terreur, d'après les rapports de la police secrète, p. 256.

(1) Souvenirs du comte de Monlgaillard, agent de la diplomatie secrète pendant la Révolution, l'Empire et la Restauration: publiés d'après des documents inédits par Clément de Lacroix. Paris, ISOô, pp. 134, 135, 136.

fasse pour votre bonheur,. . mais aussi, pourquoi vous opposer à mes empressements, lors que votre tendresse pour moi les cause et les excuse ; » et en disant ces mots, le petit-fils de Henri IV redoublait d'efforts pour vaincre la résistance qu'on lui opposait. Enfin, après quelques minutes d'une attaque et d'une défense également vives, Mlle Contât relève ses cotillons et dit au prince avec l'accent le plus théâtral : « Voilà, mon-

Signature de Louise Contât.

seigneur, l'état où me réduisent mes créanciers ; délivrez les prisonniers, qu'ils soient satisfaits, et la place est toute aux amours. » S.A. R. s'arme de ciseaux et fait tomber la fine enveloppe qui ferme le tendre asile des plaisirs, des bordereaux s'en échappent et tombent sur le tapis, le comte y jette les yeux et s'écrie : « Quoi, ce n'est que cela ? Soyez tranquille, demain toutes vos inquiétudes auront cessé. »

« Il y avait 80.000 francs de dettes sur les bordereaux enfermés dans ce secrétaire d'une nouvelle

l)i:S TRETEAUX FORAINS A LA COMEDIE-I- RANCAISK IH

espèce, et pour les faire payer, la Contât s'était aviséed'unexpédientqu'ellejugeait infaillible. Il nefut plus question que des amours, tant le prince avait promis de les mettre à l'abri des créanciers ; effectivement, il envoya dans les vingt-quatre heures, à l'inimitable, à la fine courtisane... un arrêt de surséance dans la meilleure forme possible. Le fait est à citer, carie comte d'Artois n'était pas généreux, il donnait par accès et par petites sommes, quoique d'une prodigalité inouïe a certains égards (1). »

Parmi les autres amants de la créatrice du Mariage de Figaro, Montgaillard cite le duc deL..., le vicomte Louisde Narb... et le chevalier de Bar... 11 omet de joindre à la liste René-Auguste-Augustin, marquis de Maupeou, dont elle eut un fils, tout comme elle en eut trois enfants de ses autres

(1) C'est encore Montgaillard qui conte, en ces termes, la rupture de la coinédienne et du prince : « Mlle Contai se -dégoûtait visiblement de son royal amant, lorsqu'il la surprit, au milieu d'une nuit qu'elle lui avait refusée, entre les bras d'un de ses valets de pied. « Vous n'êtes (pi'une c..., dit le comte d'Artois à la « mère des amours » (surnom dont il l'avait gratifiée); on doit rougir de vous avoir connue » ; toute liaison fut rompue et quant au valet de pied, on n'entendit plus parler de lui dans le monde. Dix ans après son invention de ses bordereaux d'en bas, Mlle Contât ne se pardonnait point encore d'avoir été jouée de la sorte, mais 'Cette aventure lui avait donné une prudence dont rien au monde n'était capable de la faire dévier. » Vol. cit., p. 335.

amants (1). La Révolution h priva de ceux dont elle aimait les manières aristocratiques, et comme ses mœurs ses amours s'encanaillèrent. Au comte d'Artois succéda le boucher Legendre, ce cordelie r fougueux, démagogue de la rue et du club, qui

cacha l'Ami du Peuple, traqué par le Ghâtelet de Paris, dans sa cave.

Au prince et au boucher avaient succédé de moins fameux amants, mais quand George la vit, elle était demeurée cependant « cette Un amant de Contât : Le bou- grande dame de la

cher Legendre. ^^^^, ^^ ^^ ^jj^ j^- ^^^^

vait, ce qui était alors le secret de sa vogue :

(1) Contât eut du comte d'Artois une fille, Amalric Contât, née à Paris en 1788, croit-on. Elle débuta à la Comédie- Française le 4 févi'ier 1805, fut, la même année, reçue sociétaire à quart de part, et quitta le ttiéâtre le 1*"^ avril 1808, pour épouser M. J.-F. Abbema. Elle mourut très âgée, à Rimini, en Italie, en 1865. — Sa tante, Marie-Emilie Contât, sœur cadette de Louise, fit partie elle aussi de la Comédie- Française où elle débuta le 5 octobre 1784. L'année suivante, le 1^1' mars, elle fut reçue à l'essai et nommée sociétaire la même année le 20 novembre. Elle quitta le tliéàtre le 1" avril 1815 pour se retirer dans le Loiret, à Nogent-sur- Vernisson, où elle mourut le 26 avril 1846, âgée de soixantequinze ans.

DKS TRKTIiAUX TORAINS A LA COMKDIK-FRANÇAISi: 9;^

(( cette magnifique insolence, ces grandes manières, 'ce ton leste, cette aisance sans façon, ce laisser-aller sans minauderie, cette comédie si spirituelle, le sourire enclianteur, cette gaieté franche du grand monde (1) » . Sept ans après les débuts de George, elle quittait la Comédie-Française, pour épouser, le 26 janvier 1809, Paul-Marie Claude de Forges Parny, qui, à son titre de cidevant capitaine de cavalerie, alliait celui de frère du poète Parny. Elle devait peu de temps jouir de sa retraite. En 1813, le 9 mars, elle mourait au n" 56 de la rue de Provence, d'une mort affreuse pour cette coquette de haut ton, rongée, dévorée par un effroyable cancer.

Telle était la troupe féminine de la Comédie-

(1) Les Goncourt écrivent d'elle, ce qui confirme le dire de George : « Œil qui parle, regard qui mord, la voix séductrice, la dignité aimable, l'aisance, la facilité du maintien, la science des riens, l'admirable convenance du ton, le jeu parfait, l'habitude du salon, l'air et le geste, et le dire et le parfum de la grande dame ! et ce sel et cet enjouement ! et ces changements, lépigramme, le i)apillotage, le sentiment; une diction d'impromptu, et toute cette âme tirée de l'esprit, et cet art enfin (|ui cache l'art ! Contât devenue belle et restée jolie 1 Contât que les années ont faite majestueuse et laissée charmante! Théritière, l'exemple, le souvenir, le modèle unique du goût, de la délicatesse, de la décence mondaine ([ui suivait tout l'ancien monde dans sa vie et le détail de sa vie, dans la causerie et dans le salut, dans la révérence et la comédie de l'éventail. » Histoire de la société française sous le Directoire,

Française à la veille des débuts de George. Est-ce à dire que rien ne venait déparer cette admirable compagnie ? « Il y avait des acteurs bien ridicules, » dit George. Et elle les cite. A quoi bon répéter ici leurs noms ? Il s'agit simplement de voir avec quelles qualités allaient avoir à lutter les qualités de George. A bien considérer, dans cette troupe pauvre en tragé-^ diennes, pas de tragédienne à redouter, si ce n'est celle qui, en amour comme au théâtre, allait demeurer la rivale de George et que George, dès qu'elle apparut, ne vainquit peut-être pas, mais qu'elle fit reculer, — et qui recula vers l'oubli où gît aujourd'hui sa vaine mémoire.

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L'Empereur ! par Charlet.

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