‹ Une maîtresse de Victor HugoChapitre 107 sur 145 · Edmond Biré, Victor Hugo après 1852...', p · texte numérisé non relu

Edmond Biré, Victor Hugo après 1852...', p

rite, s'était exilé à Bruxelles, y donnait en ce moment de brillantes, mirifiques et éblouissantes petites fêtes privées. A un M. Meeus, il avait loué l'hôtel du n"^ 73, boulevard de Waterloo \ Il en eut vite fait un palais baroque et resplendissant, où la proscription était particulièrement représentée par Challemel-Lacour, Emile Deschanel et Hugo, quelquefois. Deschanel, surtout, à qui le coup d'Etat avait enlevé sa chaire du lycée Louis-le- Grand, y brillait par cet esprit alerte, neuf et charmant qui devait, peu après, assurer le succès des conférences dont il inaugura l'ère dans une étroite petite salle des galeries Saint -Hubert". Mais, quelle que pût être pour lui la distraction de ces soirées, Hugo ne leur accordait que d'avares heures. A dix heures, il regagnait son logis solitaire, et, jusqu'à minuit, le passant attardé pouvait voir, penché sous la chandelle, dans sa grande chambre vide, cette ombre laborieuse acharnée à sa tâche. A minuit, sa journée prenait fin. « Je fais mon lit et je me couche^ » Ce fut en cette année 1852, le 21 juin, que le Poète commença Napoléon le Petit, lequel fut achevé en moins

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