‹ Une maîtresse de Victor HugoChapitre 112 sur 145 · Amédée Saint-Ferréol, Les proscrils français en Bel · texte numérisé non relu

Amédée Saint-Ferréol, Les proscrils français en Bel

à toutes ces belles choses, et, un matin, vous avez, exténuée, abîmée d'admiration et de délices, non plus en reine, mais en femme, en fîUe d'Eve, comme une franche commère de Windsor, pris un cab à l'heure avec votre homme et vos enfants*, et vous êtes allée vous reposer au Jardin des Plantes avec les arbustes et les bêtes du bon Dieu. Vous avez goûté, savouré toutes les voluptés, toutes les poésies, tous les rayons, tous les parfums et toutes les forces de la France. Vous n'auriez pas eu trop d'un sens en plus ! Vous avez tout sacrifié, dig-nité de reine, scrupules de femme, orgueil d'aristocrate, sentiment d'Anglaise, le rang, la race, le sexe, tout, jusqu'à la pudeur, pour l'amour de cet allié. Aujourd'hui que vous êtes tout à fait rafraîchie et calmée, rentrée al home, et que vous avez repris votre sang-froid, votre thé. votre beurre et votre raison, allons. Madame, que signifie cette visite? Qu'êtes-vous allez faire chez cet homme? Assurément vous n'êtes pas allée voir le Ruffian d'Haymarket, vous, honnête femme, autant que reine peut l'être?

Félix Pyat, Rougée, G. Jourdain.

A la parution de cette lettre, Tile se souleva. Des affiches de protestation clamèrent leur indignation aux murs de Jersey-, les bureaux du journal faillirent être saccagés^ des meetings furent organisés,

gique...', tome II, p. 75, écrit : « La reine Victoria avait mis Louis-Napoléon au bain. » Il s'agit de l'Ordre du Bain.

1. La reine, dans son voyage, était accompagnée du prince Albert, du prince de Galles et de la princesse royale. Ils quittèrent Paris le 27 août.

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