Alfred Barbou, La vie de Victor Hugo... ; p
3. Amédée Saint-Ferréol, Les proscrits français en Belgique...; tome II, p. 75.
et, le 15 octobre, l'administrateur, le rédacteur en chef et le vendeur du journal L'Homme se virent notifier leur expulsion de Jersey. HugO;, aussitôt, avec vingt-six proscrits, protesta contre cette mesure. Quelques jours plus tard, ils étaient expulsés à leur tour, et, le 3 1 octobre, pour n'y plus revenir, ils quittèrent. l'île ^ La troisième étape de l'exil, la dernière, commençait.
Guernesey était moins lugubre que Jersey ; la capitale, Saint-Pierre-Port, avait le charme archaïque des vieilles petites villes maritimes normandes; l'île avait on ne sait quoi d'àpre, de charmant, de fleuri et de sauvage. Hugo, tout d'abord, se logea au n"" 20, rue llauteville-. Logis de passage et de hasard qui ne pouvait être utilisé qu'à titre provisoire. Six mois plus tard, il faisait TacquisiLion d'une maison plus importante, en vertu de Tacie que voici :
Le 16 mai 1856, M. \'iclor-Marie Hugo, fils du lieulenant-colonel comte Joseph-Léopold-Sig-isbert Hug-o, natif de Besançon, département du Doubs. a acheté de M. V>'illiam Ozanne, fils James, de Saint-Pierre-Port, et de dame Rosalie Torode, sa femme, une maison et jardin, situés à
1. « Quelques mois après, Gersey {^ic)^ où une minorité ignorante et ultra-royaliste avait entraîné la population, soulevée à la suite d'un meeting d^màignation, rappelait les proscrits : ils ne revinrent pas. » — Amédée Saint-Ferréol, Les proscrils français en Belgique... ; tome II, p. 75.