Paul Chenay, Victor Hugo à Guernesey...; p
2. Alfred Asseline, Victor Hugo intime... ; pp. 222, 223, 229.
3. Gustave Simon, Visite à la fuaison de Victor Hugo; Paris, 1904, in-S, p. 67.
l'amour en exil 247
ville-House au-dessus de la cheminée monumentale et lui dédia un quatrain peu orthodoxe :
Le peuple est petit, mais il sera grand, Dans tes bras sacrés, ô mère féconde, O liberté sainte, au pas conquérant.
Tu portes l'enfant qui porte le moîide^.
De la maison de Juliette il avait donc fait un centre de réunions amicales. Il y invitait à dîner avec facilité. C'était, disait-il, chez « une charmante dame de ses amies-. » On y allait volontiers, même les fils du Poète, les jeunes gens de Tîle, de passage ou de demeure. Outre qu on y approchait du maître et que, dans sa famiharité charmante, le génie s'offrait à la curiosité, on y avait la compagnie d une femme jolie encore, cette intimité féminine dont on ne trouvait pas dans l'île la ressource pour consoler le désœuvrement des heures inoccupées. « Pour de jeunes Parisiens qui n'avaient jamais fait vœu de chasteté, dit Asseline, une privation surtout était sensible : Guernesey manquait de beau sexe^ » Juliette en donnait bien lïllusion, mais était-ce assez? Question. Passe encore pour le fils du Poète, François-Victor qui, à Guernesey, s'était