‹ Une maîtresse de Victor HugoChapitre 125 sur 145 · Alfred Asseline, Victor Hugo intime... ; p · texte numérisé non relu

Alfred Asseline, Victor Hugo intime... ; p

l'amour en exil 255

sés\ » Beau motif, en vérité! Aussi bien il importait peu à Victor Hugo! Le 20 septembre 1864 n'avait-il point déjà écrit pour Juliette :

Quand deux cœurs en s'aûiiant ont doucement vieilli,

0 quel honheur profond, intime, recueilli!

Amour! hymen d'en haut! 6 pur lien des âmes!

Il garde ses rayons même en perdant ses flammes.

Ces deux cœurs quil a pris jadis nen font plus qu'un!

Il fait, des souvenirs de leur passé commun,

L'impossibilité de vivre l'un sans Vautre;

Juliette, n'est-ce pas, cette vie est la nôtre?

Il a la paix du soir avec l'éclat du jour,

Et devient Vamitié tout en restant Vamour!

Vers amples et profonds qui situent la psychologie amoureuse du Poète à Tinstant des feux déclinants de la vie! Désormais, au foyer vide, Tamie amoureuse viendra remplacer la disparue. Elle reconstitue la famille où, avec le temps, (( par son affection, son dévouement, sa discrétion et sa délicatesse, » elle prendra la place qui lui est due^ Et puis, comme toujours, et ce que ne fut jamais l'épouse, elle sera la collaboratrice obscure mais sûre^ dont la tendresse « fondue en vénération, » comme le dit Asseline^ se pliera aux ingrats labeurs que lui demandera le génie. Ce sera elle qui reco-

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