Lettre aut. sig., 4 pages in-16, en notre possession
répondre aux éditeurs que vous ne pouviez rien changer au dessin sans l'autorisation de Tauteur ; vous en auriez informé mon mari qui vous aurait dit de vous en tenir à ses indications. L'affaire est maintenant très compromise, le gouvernement ayant l'éveil. Une publication où est le nom de mon mari et le vôtre ne peut faire fiasco. Gourez au ministère, retirez la gravure et effacez la date qui, en dehors de la censure, serait un obstacle à la vente. Vous avez, ce qui est l'exception, le talent; ajoutez-y, ce qui est facile, la réflexion et une exactitude rigoureuse dans les œuvres que vous interprétez, ce qui fait partie de votre art. Je ne dis pas cela pour le Pendu que tout le monde admire, mais, si je reprends et applique mon observation âu. Pendu, quelle idée d'écrire cette date du 2 déceiiibre! Le beau plaisir de vous égorger vous-même! Je m'arrête; je vous embrasse malgré tout, à la condition que vous réparerez votre balourdise.
Adlèle^
Le Pendu, supprimé par la censure en dessin volant, reparut, cependant, peu après, dans un recueil de dessins de Victor Hugo gravés par Chenay^ A l'éditeur de ce recueil le Poète écrivait : « Le hasard a fait tomber sous vos yeux quelques espèces d'essais de dessins faits par moi à des heures de rêverie presque inconsciente, avec ce qui restait d'encre dans ma plume, sur des marges ou des couvertures de manuscrits.... Quel que soit le beau talent de M. Chenay, je crains