‹ Une maîtresse de Victor HugoChapitre 140 sur 145 · Souligné dans l'original · texte numérisé non relu

Souligné dans l'original

le mot d'ordre d'Hauteville. Voilà que je vous gourmande quelque peu et suis donneuse de conseils, ce qui me déplaît^ ma foi, assez fort, mais ce sera, dans Tocasion, à charge de revanche, n'est-ce pas? Avec les vilaines gronderies qu'on vous envoie, je vous recommande de ne pas trop vous tourmenter, je vous sais très impressionnable et j'aurais de l'ennui de votre ennui. Ce qui est à faire seulement, c'est d'écrire tout de suite ici une lettre d'explication qui soit bien gentille, puis aussi de vous laisser guider en tous points. C'est si commode d'être mené! Allons, encore une fois, ne vous affligez pas des vivacités de mon mari, ses justes susceptibilités sont passagères et se dissolvent comme la gelée blanche sous un rayon de soleil, mais ce rayon il le faut. Faites donc qu'il arrive vite sur notre rocher. Vous savez que si vous avez besoin de moi pour je ne sais quoi, je suis à votre disposition. Votre vieille sœur et déjà vieille amie.

Adèle V. HuGoi.

Cette lettre est révélatrice de la psychologie de Mme Hugo. On voit par elle quelle manière de respect, de terreur sacrée, dirait-on, lui inspire son mari et avec quelle humilité soumise elle se plie devant lui. Sur le même sujet, Chenay nous donne une autre épître encore. Elle complète l'ensemble des menus documents de cette affaire :

Vous êtes un grand artiste, mon cher frère, mais encore un plus grand étourdi : mon mari vous donne l'écrit et jusqu'à la place qu'il doit occuper sur l'image du Pendu et vous y ajoutez une date et quelle date! Vous deviez

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