A.-J. Pons, Sainte-Beuve et ses inconnues...; p
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volée et les emporter en pestant contre le maître et la maison'. » Inutile, en efPet. Tel était le personnel, la maison et le genre de vie facile de celui qui, se sachant lu, « le soir, en famille, sous la lampe, éliminait avec un soin .scrupuleux tout ce qui pouvait blesser l'oreille, le goût et les mœurs. Il observait toutes les politesses et toutes les bienséances-. » Ceci n'est point de l'ironie sous la plume de M. Jules Troubat. Il pense vraiment qu'en Mme de Vaquez rien ne blessait le goût; qu'en Jenny et ses propos^ rien ne blessait l'oreille; qu'en la manchotte, rien ne blessait les mœurs. Allons, tant mieux! Fortunée époque où l'enthousiasme garde cette fidéUté et ce consolant aveuglement !
Ces mœurs de Sainte-Beuve furent-elles au moins masquées, secrètes? Se contentait-il des cabinets particuliers de chez Magny, où il ne dînait pas seul, pour les exhiber? « Quel est l'hypocrite... ou le jésuite, de nos jours, qui oserait encore le lui reprocher^? » Sainte-Beuve, en elfet, est-il à ce point une déité littéraire que personne n'ose le lui reprocher? Son œuvre mérite-t-elle le respect au point qu'on doive, sans sourciller, enregistrer les discours sur les prix de vertu, à l'Académie,