‹ Une maîtresse de Victor HugoChapitre 64 sur 145 · Alfred Barbou, La Vie de Victor Hugo...; p · texte numérisé non relu

Alfred Barbou, La Vie de Victor Hugo...; p

Là, l'obscénité était un moyen de critique. Au même titre que le burlesque, le grotesque, l'absurdesque (sic) et le satanesque (sic), elle faisait partie de la « charte romantique ^ » Enfin, le reproche n'était-il pas parti de haut, et le comte d'Argout n'avait-il pas, le 23 novembre 1832, défendu Le Roi s'amuse « considérant que les mœurs sont outragées? »

Le même grief devait poursuivre le poète jusqu'à la fin de sa carrière. Un sieur Court at, dans une critique acerbe des Misérables^ lui reprochait, par exemple, « de déshonorer sa commençante vieillesse d'écrivain austère en glorifiant la passion sensuelle de Cosette et de Marins ". » Mais qu'eût-il dit, le rigide Courtat, s'il avait su qu'en Cosette, Victor Hugo avait incarné Adèle, de même qu'il s'était représenté en Marins? « Il ne se faisait point difficulté d'avouer que c'était vm peu l'histoire de ses amours avec cette charmante Adèle Foucher, qu'il connaissait depuis son enfance, » a écrit un de ses familiers ^ C'est cette mise en scène, directe ou voilée, de sa personnalité, que lui reproche quelquefois M. Biré. « N'est-il

1. Gh. Farcy, Lettre à M. Victor Hugo, suivie d'un projet de charte romantique; Paris, 1830, in-8.

2. Albert de Bersaucourt, Les pamphlets contre Victor Hugo; Mercure de France, tome LXXV, 1^'' septembre 1908, p. 67.

Page 1