‹ Une Médication Substitutive de L'Iode Le Rhodanate de PotassiumChapitre 14 sur 31 · CT · texte numérisé non relu

CT

LHC |

Les manifestations scléro-gommeuses de la syphilis tertiaire réagissent bien à l’action sclérolytique du rhodanate : de même celles résultant d’une intoxication chronique, comme le saturnisme, où le rhodanate agit plus efficacement que l’iode et le soufre séparés.

Le terme de polyscléroses qui est entré depuis peu dans le vocabulaire médical, répond à une entité clinique réelle et fréquente, quelle que soit l’origine infectieuse ou toxique de ces scléroses disséminées, que Ferrand a réparties en quatre groupes qui se définissent d'eux-mêmes, et sur lesquels nous n’insisterons pas en ce qui concerne le point de vue clinique

1° Polyscléroses arthro-musculaires.

2° Polyscléroses réno-cardio-vasculaires.

3° Polyscléroses médiastino-pleuro-pulmonaires. 4° Polyscléroses glandulaires.

Mais, nous plaçant sur le terrain thérapeutique, nous affirmerons la remarquable efficacité du rhodanate de potassium dans ces manifestations, diverses par leurs localisations, mais d’essence analogue, du processus scléreux. Cet agent thérapeutique peut être considéré comme un véritable spécifique de la « sclérose-maladie ».

Le mécanisme initial de cette action nous échappe pour l’instant. Peut-être nous apparaîtra-t-il prochainement à la lueur des récentes recherches de Simonnet et Tanret, dont nous avons déjà parlé, de celles de Léon Binet et Verne sur l’athérome expérimental. Clapier a fait des recherches pour voir s’il obtiendrait avec le rhodanate de potassium le même résultat sur les lésions de sclérose artérielle et viscérale, réalisées chez l’animal au moyen de l’ergostérol irradié et entravées plus ou moins par l’administration simultanée de certains sels alcalins.

Page 1