CONCLUSIONS
1° Bien que n'ayant aucune parenté chimique avec les iodures et les composés iodés, le rhodanate de potassium présente avec ces corps une curieuse analogie de propriétés pharmacodynamiques.
Il n’en possède pas les inconvénients (iodisme, réactions congestives ou thyroïdiennes). Dans sa molécule, la double liaison fixée sur un seul côté de l’atome de soufre est une fonction chimique que l’on retrouve dans presque tous les médicaments du rhumatisme chronique.
A la condition d’être pur, il n’est pas toxique. Il est toujours parfaitement toléré.
2° Dans l’hypertension artérielle, le rhodanate se montre un hypotenseur puissant et son action se manifeste plus rapidement sur les chiffres manométriques que sur les phénomènes subjecfs. On aura donc intérêt à associer la médication rhodanique aux sédatifs nerveux ou aux spasmolytiques vasculaires, pendant le début de la cure.
3° Dans le rhumatisme chronique, on réservera le rhodanate aux cas relevant de la cure soufrée et iodée et surtout aux rhumatismes gonococciques, aux polyarthrites déformantes chroniques en général.
Les rhumatismes diathésiques, la maladie de Charcot, d’ailleurs généralement rebelles à toute médication, constituent une indication plus infidèle de la cure rhodanique.
4° Les scléroses viscérales, les polyscléroses, l’emphysème et les scléroses pulmonaires, en raison des propriétés lytiques du rhodanate sur les tissus fibreux, constituent d’excellentes indications.
5° D’autres indications récentes, entre autres la thérapeutique des oreillons par le rhodanate, méritent d’être retenues et étudiées.
Vu, le Doyen : Vu, le Président de Thèse :
ROUSSY LOEPER Vu, et permis d'imprimer Le Recteur
de l’Académie de Paris CHARLETY