ST DE
sousdeltoïdienne, nous confirme dans le diagnostic de péri-arthrite scapulo-humérale (ou maladie de Duplay) que nous avions cru pouvoir porter d'emblée.
Pendant un mois, les effets du rhodanate (0 g. 60 par jour) sont nuls ou à peu près. Nous ne nous décourageons pas, et, au bout de trois mois, nous pouvons constater une amélioration progressive et nette, d’une part de l’ankylose, d’autre part de la douleur ; les craquements diminuent peu à peu. La malade peut se coiffer et reprend une activité à peu près normale de son épaule droite, la suppléance de l’omoplate étant devenue largement suffisante pour masquer l’ankylose résiduelle.
OBSERVATION XI Spondylose rhizomélique.
M. H..., courtier en vins, 42 ans.
A présenté, pour la première fois il y a deux ans, une crise de rhumatisme assez aigüe. Il a des antécédents gonococciques nets (urétrite avec orchite à l’âge de 22 ans), et actuellement une gonoréaction pratiquée a été positive. A la suite de cette crise aigüe qui a duré deux semaines, est apparue une gêne progressive dans les mouvements de flexion et d'extension du rachis, qui, peu à peu, à abouti à une ankylose douloureuse de la colonne vertébrale.
Depuis 6 mois, les douleurs vertébrales présentent une exacerbation nouvelle et s’accompagnent de douleurs dans les épaules et dans les hanches, en rapport avec l’extension rhizomélique.
C’est dans cet état qu’il se présente à nous.
On pourra voir sur la radiographie reproduite ici l’ossification des ligaments intervertébraux jetant des ponts entre les vertèbres et donnant à la colonne lombaire l’aspect typique en « tige de bambou », en colonne torse.
Nous le mettons immédiatement au rhodanate, à la dose de 0 gr. 75 par jour.
Dès la première quinzaine, le malade semble bien réagir au traitement. Au bout d’un mois, la douleur a notablement diminué; nous laissons reposer le malade une semaine et nous recommençons le traitement par cures de trois semaines alternées avec une semaine de repos. L’effet sur la douleur est réel, l’ankylose vertébrale diminue progressivement, et, au bout de six mois, le malade se déclare fonc- . tionnellement guéri. Une radiographie pratiquée à ce moment montre qu’en effet l’amélioration a été beaucoup plus subjective qu’objective comme il est classique dans tels cas.