‹ Une Méthode d'Hystérographie ExterneChapitre 12 sur 32 · SUN · texte numérisé non relu

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nant du tracé abdominal se rencontrait au début de !a contraction.

En effet, landis que l'effort du muscle utérin augmente d'énergie jusqu'au milieu du temps de la douleur pour décroître ensuite progressivement, les muscles abdominaux donnent d'emblée toute leur puissance d'action ; puis ils suspendent leur effort et le recommencent, mais avec une moindre énergie, puis nouvelle suspension, nouvel effort encore moindre que le précédent et ainsi de suite. Chaque contraction offrait une série d'efforts indiqués sur les graphiques par des plateaux progressivement dégradés.

Le principe du Tocographe était äes plus Séduisants, puisqu'il permettait de retrancher facilement du chiffre de la pression totale celui de la pression abdominale qui s'exerçait seule sur l’ampoule placée dans le rectum.

Poullet se servait comme enregistreur du kymographion de Ludwig, c’est-à-dire d’un tube en U rempli de mercure et dont l’une des branches était reliée au tube venant des ampoules rectale ou utérine. Dans laulre branche flottait un petit cylindre surmonté d'une tige qui, munie d'un pinceau, inserivait sur un rouleau enregistreur les mouvements du mercure.

Polaillon modifia bientôt ce kymographion auquel il reprochait des inexactitudes dues à la vitesse acquise par la colonne de mercure qui transmettait au flotteur des mouvements trop brusques. Il utilisa alors le dispositif suivant : un ballon intra-utérin était relié à un ballon extra-utérin, et celui-ci représentait un véritable € œuf artificiel » ( Rhenter ) visible par l'observateur.

Ce ballon extérieur pouvait ainsi donner la valeur de la

ps pression intra-utérine si on le mettait en communication avec un manomètre, tandis que, placé dans un vase Communiquant avec un tambour à levier, il donnait le graphique de la contraction utérine.

Ces procédés directs successivement ‘employés par Schatz, Poullet et Polaillon, furent repris dans la suite par Murray, Edimbourg (1885), Heinricius (1889) Acconi (4891) Westermack (1901) et tout récemment encore par Rubsamen à Dresde, par Pélissier en France (1912).

Dans cette revue un peu brève des procédés d’inscription de la contraction utérine utilisés jusqu’à présent, nous avons omis à dessein une méthode, méthode directe, parce qu'elle se différencie de celles précédemment décrites nous voulons parler de la méthode de Schaeffer que l’auteur a remarquablement exposée dans un travail publié en 1896 et intitulé : « Recherches expérimentales sur l’ac- » éivité contractile de l'utérus \des femmes en couches, » faites au moyen d'une nouvelle pelote et d’un nouveau » kymographe. »

Cette méthode dont le principe est le même que celle qui fait l'objet de cette thèse, n’a pas de sœur dans Ja littérature médicale, si ce n’est celle de M. le Professeur Fabre. Nous lui consacrerons la première partie de ce travail.

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