III. — Procédés directs
En 1866, Pzorry présentait de la part de Carcassonne un instrument qu'il désignait sous le nom de « Métrodynamomèire », et qui était destiné à mesurer les contractions de l'utérus dans le cas d'accouchement ou d'avortement prémaluré par exemple, et à éclairer le rôle de l’uté-
rus el sa part d'action dans l'hystérie, le tétanos.
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En 1872 parurent les résultats obtenus avec le « Tocodynamomètre » de Sczatz.
Cct appareil se composait essentiellement d'un pelit ballon de caoutchouc souple et se laissant facilement distendre, qu'on introduisait à l'intérieur de la cavité ulérine, entre la paroi et les membranes, et qu'on remplissait ensuite avec de l’eau à une pression donnée. Le col de ce ballon était fixé sur une sonde indéformable ; hors du vagin la sonde se continuait par un tube de caoutchouc résistant, et le tube grâce à un branchement double aboutissait à deux manomètres à mercure : le premier de ces manomètres fournissait directement les indications de la pression à laquelle était soumis le liquide contenu dans le ballon ; le second inserivait, par l'intermédiaire d’un flotteur muni d'un style, les variations de pression sur le cylindre enregistreur.
En 1873 Pouller créait le « Tocographe » que Polaillon présentait à la société de Chirurgie de Paris (1879). Cet instrument était destiné à donner un tracé graphique de la contraction utérine et de la contraction des muscles abdominaux pendant le travail de laccouchement, et à différiencer ces deux forces. Il se composait essentiellement de deux manomètres en forme de tubes en U, contenant du mercure. Deux tiges flottantes sur les colonnes mercurielles enregistraient les oscillations de celles-ci sur un même cylindre qu'un mouvement d’'horlogerie faisa. tourner. L'un des manomètres était en communication par l'intermédiaire d'un tube en caoutchouc: avec une ampoule placée dans la cavité utérine ; l’autre élait en communication avec une autre ampoule portée dans le
rectum au-dessus du niveau de la têle fœtale. Les lubes
es qui passaient sur les côtés de la tête fœtale étaient rendus incompressibles par la présence de perles en verre dans l'intérieur de leur cavité. Les ampoules et les tubes étaient remplis d'air ou, Ce qui vaut mieux, d’eau.
Le manomètre qui correspondait à l’utérus donnait un tracé des pressions que la contraction de cet organe exerçait sur les parties qu'il contenait ; en même temps le manomètre qui correspondait au rectum donnait le tracé de la contraction des muscles abdominaux, lorsque ceuxci entraient en jeu pour produire l'expulsion du fœtus. Il résultait .que les phénomènes dynamiques de l’accouchement se trouvaient inscrits par le Tocographe dans tous leurs détails.
Le tracé utérin était formé par une série de pointes assez aigues, de plus en plus élevées jusque vers le milieu de la contraction, puis l’élévation de ces pointes déclinait de plus en plus jusqu'au moment où l'utérus cessait de se contracter.
Le tracé abdominal au contraire représentait une série de plateaux dont le premier était le plus élevé, les autres descendant comme des degrés jusqu’à la fin de la contraction.
Par la disposition spéciale des manomètres, la hauteur de ces tracés au-dessus d’une ligne horizontale représentait seulement la moitié de la hauteur de la colonne mercurielle qui était soulevée soit par la contraction utérine, soit par la contraction des muscles abdominaux.
En comparant ces deux tracés, Poullet a pu établir qu’il dépendait de muscles dont la contraction n’a pas le même type. Le point culminant du tracé utérin existait vers le
milieu de la contraction ; au contraire, le point culmi-