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traction utérine. Les recherches ‘entreprises par l’auteur avaient pour but, et il le dit lui-même, « de remédier aux » inconvénients des méthodes internes, analogues à celle » de Schatz, de contrôler et de généraliser par une mé- » {hode différente les résultats obtenus jusqu'alors. »
Aux méthodes d'hystérographie interne Schaeffer reprochait des difficultés dans la technique et des inexaclitudes : le ballon de Schatz était difficile à placer, on était obligé de le porter haut sur les côtés de la pré"entation de manière à ce qu'il ne fût pas expulsé dès les premières contractions. ; de plus ce ballon était difficile à gonfler avec une quantité suffisante de liquide pour bien transmettre les pressions et sans risquer de se rompre ; l'introduction d’un corps étranger dans l'utérus était capable d'exciler cet organe et de lui imprimer des contractions modifiées dans leur rythme et leur intensité ; le ballon enfin était dangereux pour les malades qu'il pouvait infecter. |
Il fallait’ donc trouver un procédé plus exact et moins dangereux : Schacffer fit construire l'appareil suivant :
Une pelole en zinc (P) ayant la forme d’un « casque de pompier », dont les dimensions étaient de 25 centimètres de longueur, 214 de largeur et 145 de hauteur et dont la paroi inférieure était tendue d’une membrane de caoutchouc (g), était destinée à s'appliquer sur la paroi abdominale, landis qu'une capsule (K) servait à solidariser à l’aide d’une ceinture (B) la pelote avec la paroi. Capsule et pelote étaient toutefois deux pièces séparées, de sorte que cette dernière put éventuellement être poussée au-dessous de la première.
La pelole portail un Lube de métal (A) qu'un tuyau de
Fig, 1. — Appareil de Schaeffer
Le
vo TRES caoutchouc à paroi épaisse et long de deux mètres mettait en communication avec un gazomètre .
Ce dernier formé de deux cylindres, un cylindre extérieur (Ce) et un cylindre intérieur (Ci) était muni à Sa partie inférieure de deux petits pieds à l’aide desquels il pouvait reposer sur une surface plane quelconque et qui seçvaient aussi, en cas de besoin, à faire varier son orientation. Un tube (T) branché sur le tube (A) et muni d’un robinet était destiné à remplir d'air le système entier : pelote tube et gazomètre.
Le cylindre intérieur du gazomètre était armé d’une couche de plomb (Pb), et comme poids compensateur de ce cylindre, Schaeffer se servait d’une série de disques de métal (M), reliés avec le cylindre au moyen d’une corde passant sur une poulie (R).
Comme chacun des disques de métal représentait un poids déterminé, on pouvait en enlevant un ou plusieurs de ces disques en quelque sorte alourdir le cylindre intérieur, attendu que ce cylindre recevait de ce fait une surcharge correspondant au poids du ou des disques enlevés. |
Au gazomètre était jointe une petite tige de verre (S) d'une longueur de 30 centimètres et qui portait à son extrémité un style inscripteur destiné au graphique de contrachon.
Comme cylindre enregistreur, Schaeffer fit construire un appareil spécial : « Ex dehors des appareils connus, » vraiment encombrants et compliqués, dit l'auteur, il n'en » n'existait pas qui put me servir. »
Sur les conseils de Kühre, il imagina un kymographe
de dimensions restreintes (longueur 31 centimètres, lar-
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EL T TEE geur 19 centimètres, hauteur (tambour compris) 30 centimètres). Cet appareil léger et facilement transportable, utilisable pour tous les essais cliniques et polycliniques, élait composé d’une boîte en bois portant sur sa surface supérieure trois petites liges de métal en relation avec un mouvement d'horlogerie. La première de ces tiges servait à actionner un rouleau de papier en communication par le papier lui-même avec un tambour enregistreur qui correspondait à la deuxième tige et avec un cylindre animé par la troisième.
Il est facile de comprendre le fonctionnement de ce kymographe. Le rouleau de papier, le tambour et le cylhndre étaient mus par le même mouvement d'horlogerie; partant de la premiêre tige le papier s'enroulait autour du cylindre enregistreur sur lequel S'inscrivait à l’aide du style le graphique de contraction, et de là passait sur le cylindre où on le recueillait. ?
Ce kymographe pouvait fonctionner pendant 4 heures, et en agissant sur une vis et sur une série d’engrenages on pouvait lui imprimer des vitesses de rotation différentes, variant de 2/5 de millimètre à 6 et même 20 millimètres par minute.
Telle est en quelques mots la description de l'appareil de Schaeffer ; en quoi consistait sa mise en place et quel était son fonctionnement?
Introduisant au début de chaque expérience par le tube B et au moyen d’une soufflerie, une certaine quantité d'air dans le gazomètre, et chargeant ce dernier avec un poids variant de 1000 à 1800 grammes, ce qui dépendait de la forme de l'utérus, — cetie manœuvre s’accomplis-
sait en enlevant à l'appareil préalablement équilibré une