II. — La pelote n'enregistrait-t-elle que cette contraction
En examinant les graphiques de Schaeffer, on se rend compte de suite que non seulement ils représentent la contraction utérine, mais encore que tous les mouvements brusques de la malade, teis que l'élévation du bassin et du tronc, les inspirations profondes, les soupirs, la toux, les éructations, les vomissements, l’ingestion des aliments y sont représentés.
Ce reproche n'est pas particulier à la méthode allemande ; nous verrons que celle de M. le Professeur Fabre : n'y échappe point, quoiqu'elle l’évite dans une certaine mesure.
Et d’ailleurs la constatation sur les courbes d’oscillations représentant ces mouvements est-elle une cause d'erreur pour l'interprétation des graphiques? Nous ne le croyons pas. Les oscillations, dues à ces mouvements, se distinguent parfaitement par leur forme de celles dues à la contraction ulérine : elle ne sauraient par conséquent être confondues avec elles.
D'ailleurs, Schaeffer a décrit un type « respiratoire » de graphique. Pour un œil un peu exercé, il est facile de constater que les petites oscillations peu élevées et très rapprochées qui caractérisent ce tracé ne sauraient être
CHAT A re A SN: Lee on TR à 1 04 Et PE SOA DE NC A SUR SE D TE RE at ie 7e. Or | Fi PR ENS :
PORT USE dues à l'utérus en activité. Les intervalles qui séparent ces oscillations ne sont pas comparables comme durée à ceux observés sur les graphiques de contraction. Contractions utérines et mouvements respiratoires peuvent d’ailleurs se superposer sur un même tracé, sans que la lecture et l'interprétation en soit, comme nous l'avons dit plus haut, troublée en quelque façon que ce soit.
Semblable discussion pourrait être soulevée en ce qui concerne le pouls des arlères abdominales, les mouvements de l'enfant. Toutes ces influences se retrouvent sur les tracés, mais facilement reconnaissables.
Cette critique est donc peu grave : en voici une autre plus sérieuse.
III. — La pelote enregistrait-elle de façon exacte la contraction utérine? — Nous avons constaté en étudiant les différents tracés de l’auteur l'existence de courbes négatives, caractérisées par ce fait qu’un certain nombre de crochets se trouvaient au-dessous de la ligne des pauses. Comment expliquer la place de ces oscillations et la chute de la courbe?
Il faut attribuer cette chute à la transmission des pressions par l'air comprimé. La pelote creuse prenait contact avec la paroi abdominale sur une large surface ; or la paroi utérine sous-jacente en même temps qu'elle se contractait, changeait de courbure ; tandis qu’elle augmentait sa convexité en un point, elle l’a diminuait en un autre, pouvant ainsi même perdre contact avec le rebord de la pelote. Il se faisait alors dans l'appareil des variations de pression, les unes positives, les autres négatives, et c'est
LOVE précisément la résultante de ces variations qui s'inscrivait sur le graphique, résultante qui était positive ou négative suivant les cas. Or l'utérus peut être en résolution complète après la contraction, mais il s’agit d’une phase de repos du muscle utérin qui correspond à une phase minima de la pression intra-utérine sans que cependant cette pression touche à zéro et à plus forte raison devienne négative, ce qui correspondrait à une tendance au vide et conduirait à une aspiration dans l'utérus des liquides contenus dans le vagin. La pression peut être nulle ou presque, mais elle n'est jamais négative, et la tonicité utérine est permanente quand il n’y a pas d'inertie.
Cette objection est très importante et rend le procédé de Schaeffer inutilisable pour des recherches précises.
De plus, comme la hauteur des ascensions de courbes, traduisant l'intensité de la contraction utérine était en rapport avec la quantité d’air présente dans le gazomètre et la charge de ce dernier, charge essentiellement variabie, il en résultait que pour procéder à des comparaisons de graphiques obtenus chez des malades différentes, il fallait se livrer à des calculs complexes dont les résultats pouvaient être très contestables.
Ce n’est pas tout : quand Schaeffer fit construire sa pelote, le but qu'il se proposait de réaliser était l'obtention d'un appareil léger, facilement transportable et aisément applicable. Nous ne pensons point que l'appareil dans son ensemble réponde à ces désidérala et présente ces qualités. Nous n'avons pu trouver dans le Lravail de Schacffer le poids total de l'appareil chargé et prêt à fonctionner:
nous le croyons assez élevé. Le gaz»spiromètre muni de
cer y PTE sa couche de plomb, la poulie et les disques sont des pièces encombrantes et difficiles à transporter, exigeant pour être mis en place et bien fonctionner un certain espace libre autour du lit de la malade, une véritable « mise en