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Accoucheur des Hôpitaux
Monsieur le Professeur Agrégé VORON
Accoucheur des Hôpitaux
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Nous ne saurions commencer ce travail sans exprimer notre reconnaissance à Ceux qui nous ont guidé dans nos études médicales et porté quelqu'intérêt ; à tous nos maîtres, civils et militaires, qui nous ont dirigé, encouragé et prodigué le précieux appui de leur science et de leur expérience.
Depuis plus d’un an nous appartenons au Laboratoire de la Clinique obstétricale. M. le Professeur Fabre nous a toujours réservé le meilleur accueil. Nous avons suivi son enseignement avec un intérêt constant ; 1l nous a confié ce sujet qui, depuis quelques mois, l’a hautement passionné ; aujourd’hui il nous fait le grand honneur de présider notre thèse. Qu'il veuille bien accepter l'expression de notre vive gratitude.
Nos remerciements iront également à M. le docteur Rhenter, chef de clinique obstétricale ; il nous a toujours prodigué des conseils éclairés ; c’est lui qui, à la clinique, fut
chargé du maniement de l'hystérographe ; sous sa directiou
40e nous avons appris à nous servir de cet appareil. Nous le remercions bien vivement.
À M. le docteur Bourret, moniteur de la Clinique, nous sommes heureux d'offrir ici une marque de sympathie ; il nous a toujours accueilli avec bienveillance, et nous avons su apprécier la valeur de son enseignement pratique.
Nos maîtres de l'Ecole de Santé militaire, dont le précieux enseignement servit de base à nos acquisitions cliniques, nous ont témoigné la plus grande sollicitude pendant notre séjour à l'Ecole ; qu'ils veuillent bien accepter l'hommage de notre plus respectueuse reconnaissance.
Que nos camarades d’école qui, récemment encore, nous témoignaient leur amitié ; soient assurés de la sincérité de
nos sentiments.
D'HYSTÉROGRAPHIE EXTERNE
+ (Proresseur FABRE)
Exposé Général de la Question
Nous ne nous sommes point proposés en écrivant ces lignes, de faire une étude physiologique de la contraction nn. utérine : nous renvoyons en ce qui concerne ce sujet à ja k thèse de M. le Docteur Rhenter. (Æssaz. sur la Physiologie de la Contraction utérine. Lyon 1910.)
Le but de ce modeste travail n'a été que de réunir les différents procédés employés jusqu'à présent pour l’inscription de cette contraction et d'exposer une méthode nouvelle. L'inscription de la contraction utérine est une question qui a été longtemps négligée, et ce n’est guère que depuis un quart de siècle que les accoucheurs et les phy-
siologistes sous l'impulsion des travaux de Marey sur la méthode graphique (1878), se sont efforcés, en s'aidant de dispositifs variés, de perfectionner cette inscription. Nous lisons dans le travail de M. le Docteur Rhenter (page 37). Parmi les méthodes employées pour l'inscription de la contraction utérine, « les unes exigent l'intro- »vduction dans l'utérus d'un ballon, jouant snalgré tout le » rôle d'un corps étranger, faisant courir à la femme des » risques qui pour minimes qu'ils soient peuvent cependant » leur être reprochés, Les autres, nous voulons surtout par- » ler de la pelote de Schaeffer, permettent d'obtenir des » renseignements très suffisants par la seule voie exté- » rieure, grâce à la soigneuse application sur la paroi ab- » dominale d'un appareil capable de se solidariser à tra- » vers elle avec Le muscle utérin. C’est dans cette direction » de beaucoup la plus simple que nous croyons devoir » poursuivre des essais et chercher le perfectionnement des » moyens d'étude. L'usage d'un appareil uniquement exté- » rieur doit en effet permettre sans grandes difficultés » techniques, sans résistance de la part des patientes, de » réunir les multiples observations dont le dépouillement » parait actuellement nécessaire; c’est seulement ainsi en » effet, que lon pourra préciser certains points qui malgré » tout leffort accompli dans ce sens, restent encore très » obscurs et en tous cas très discutés dans l'étude de la » contraction utérine et des influences qu'elle peut subir
» du fait des agents extérieurs. .»
Dès 1910 M. le Docteur Rhenter entrevoyait donc déjà la possibilité de construire un appareil simple et facile à appliquer, qui, placé sur la paroi abdominale d’une par-
turiente, put permettre par un dispositif approprié lins-
HSE es criplion de la contraction ulérine.
C'est cel appareil imaginé par M. le Professeur Fabre dans ces deux dernières années et construit (1) sous sa direction que nous allons décrire dans ce travail. Les gra phiques donnés par l'hystérographe — tel est le nom que M. le Professeur Fabre a donné à son appareil — constituent un des résultats les plus originaux obtenus par le procédé que nous allons exposer.
Après un historique de la question, nous décrirons dans la première partie de notre thèse la méthode employée par Schaeffer pour l'inscription de la contraction utérine; cette méthode, comme nous le verrons, étant purement externe, est celle qui se rapproche le plus de celle de notre maître. Les résultats obtenus par Schaeffer seront relatés succinctement et nous ferons dans un chapitre distinct la critique de ce procédé.
Dans la deuxième partie de ce travail nous exposerons en détail l'appareil de M. le Professeur Fabre et son maniement : nous y rattacherons un rapide aperçu de l'étude de la contraction utérine faite par l'emploi de l'hystérographe.
Nous consacrerons un chapitre aux objections que l'on peut faire à la méthode et nous les discuterons.
Brièvement enfin nous indiquerons les applications possibles de la méthode d'hystérographie.
L'intérêt de ces recherches est facile à comprendre. La contraction de l'utérus produit la force qui expulse le fœtus et le placenta pendant l'accouchement. Etudier cette
(1) M. Boulitte, 7, Rue Linné, Paris.
de | contraction, c’est étudier cette force. Et la connaissance de cette force qui subit des variations individuelles considérables est une notion capitale pour l'accoucheur qui peut être appelé à intervenir pour terminer l'accouchement. et qui connaîtra ainsi dans tous ses détails la marche du travail. De plus la contraction utérine est soumise à des influences qui en modifient le rythme et l'intensité ; un grand nombre de médicaments agissent sur elle et le contrôle de ces actions ne put longtemps se faire que par la palpation et le chromètre ou bien par l'intermédiaire des douleurs accusées par les parturientes dont les variations étaient forcément mal appréciées par les malades. La contraction utérine enfin n’est pas isolée ; par sa production même elle a une influence sur d'autres phénomènes vitaux, la révolution cardiaque, la circulation, la respiration par exemple. La connaissance exacte de ses caractères est nécessaire pour établir les rapports qui l’unissent à ces grandes fonctions : l'hystérographie seule peut les faire connaître.
Par l'emploi d’un appareil graphique, la notion de ces deux facteurs si importants pour l’accoucheur, d'une part les caractères de la contraction utérine normale ou pathologique, l'action des différents agents médicamenteux sur cette contraction d'autre part, prend une précision absolue, et les tracés obtenus pourront servir à juger des méthodes d'intervention dontl'interprétation aété jusqu’à présentsi controversée.