SCÈNE TROISIÈME
Trouble mes sen»
Bientôt, je pense, Tu recevras La récompeiiSB Des scélérats.
AMÉNOB.
Il m'exaspeie -, Déjà je sens Que 1:a colère Trouble mes seiiS Bientôt, le penso, Il me patra.
Tant d'Insolence, Le scélérat.
ANTÉXÛR.
Mon gaillard, soit dit sans rej-TOclis, Vous avez un joli talent :
Mon portefeuille de ma poche Vient de disparaître à l'instant.
ARSÈNE, boulonnant son liabit
Vous l'avez égaré r eut-être?
A3. TENOR
Sous votre habit que cachez-vousî
ARSÈNE
Moi? rien.
ANTENOR
Je vous connais, mon maître.
ARSÈNE
Vous soupçonnez?
ANTENOR
Allons tous deui.
REPRISE DE L'EiNSEMBLE.
Il m'exaspère.
ANTENOR, montrant la bosse produite par le portefeuille dans l'hahit d'Arsène. Quelle est cette bosse, Monsieur, je vous somme de rendre compte de cette protubérar.ce inYrai>emblablo.
ARSÈNE. Pas de faux-iuvaiit. Qu'avez-vous fait de mon argenterie? Fondue, sans doute?
ANTENOR. C'est votre cervelle qui est fondue. Vous ne sortirez pas d'ici.
ARSÈNE. Vous non plu^. (Us se prennent aa collet, Auténur renverse
Arsène.) Reconnaissez que vous clés mou prisonnier. ÀNTÉNOR SaCT>ët)t^ re n d e z- m o i mon portefeuille. ARSÈNE. Et vous la bague de manfiiie.
ANTENOR^ le lâchant. CominCllt, de VOtr»' filfe?
ARSÈNE. Sans doute, puisqi^e je suis son père.
AMÉNOR. De qui?
KMÈME. Ah ! c'est trop fort et je vais te confoudre. (ii ouvie i« portefeuille. ) Une lettre à mon adresse. ANTÉ^OR. Hein!
ARSÈNE. Di' mon vieil ami, Anastase.
AMÉNOR. C'est mon père.
ARSENE. Comment?
ANTÉNOR. Puisque je suis son fils?
àRSÉNE. De qui?
AMF..NOR. De mon père, parbleu.
ARSÈNE. De... de... de son père! Dans mes bras, Anténor, mais
CW-^^-^- -^z^, (-^ ^-^ %^^ ^;^ ^^ c^^< ^^.^4~:
unmalfaitcurrÇanefait rien, c'est dommage que tu sois un filou. AMÉNOR. t?t-ce (|ue ça va recommencer.
ARSENE. Mais puisque tu m'as avoué être poursuivi. ANTÉNOR. Par mes créanciers.
ARSÈNE. Ah çà ! pas de bêtises; ne manquons pas le tiaiû. ^ w
ANTÉNOR. Oui; mais pourtant.
ARSÈNE. C'est juste.
(au public.)
ENSEMBLE
Notre seul dCsir...
(Us s'arrêtent tous '^eux.)
ARSÈNE, parlé. Après VOUS, mou gcudre.
ANTÉNOR, de même. iNoU 1 VOUS èlCS l'aîné.