‹ Une minute trop tardChapitre 4 sur 14 · SCENE PREMIERE S · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE S

ANTÉNOB.

Si.

ARSÈME.

Non.

ANTÉNOR

Si.

ABSÈNE.

Non.

ANTÉNOR

Si.

(U lui parle bas à roreillc.)

ARSÈNE, parlé. Ce p'est pas vrai.

ANTÉNOR, parlé. Jc VOUS ai VU.

ENSEMBLE

Peut-on mentir ainsi !

La colère m'embrase Contre un tel animal; La foudre vous écrase I Vous êtes un brutal.

ARSÈNE. Trente-Cinq minutes à attendre, c*est gai... Je parie qu'il a écrasé mon foie gras.

ANTÉNOR. Je me fiche bien de voire foie, moi!

ARSÈNE. Vous vous fichezl.. vous vous fichez!., (a part.) Ce

jeune homme ne m'inspire (\ue peu de confiance, je ne lui prêterais certainement pas vingt-cinq centimes sans hypothèque. ANTÉNOR, de même. Ce vieillard ne me revient que médiocrement; je ne voudrais pas être son cousin au vingt-quatrième degré... fût-il Réaumur.

ARSLNE, regardant le sac de nuit d'Anténor. Mais, RJflM mn pir

4ûttae, Monsieur, vous vous êtes emparé de ma sacoche, et vous m'avez glissé la vôtre.

ANTÉNOR. C'est vrai. Monsieur, c'est vrai. Je vous rends votre bien; mais, après tout, ce n'est qu'une légère erreur.

AnsÈNE. Oh! ne moussez pas tant, jeune homme. Vous êtes bien mis, je le sai-; mais on a vu des malfaiteurs qui portaient des gants vert pomme.

ANTÉNOR Pour qui dites-vous cela, Monsieur?

AtisÈNh. ^ourles coupeurs de bourse, Monsieur.

ANTÉNMR. Très-bien î mais malgré le plaisir que j'ai à vous entendre, je dois vous avouer que je préférerais être sur la roule de Passy, car on m'attend. Monsieur. J'étais invité à dîner, comprenez-vous?

ARsèNE^ El moi, j'ai du monde à dîner. Monsieur, et j'apportais du foie gras et du champ igue. Monsieur, et tout cela va manquer, Monsieur, et naftirimme va me croire dévalisé, comprenez-vous? ^^Z-^

Jl*^l\V«*t.

AMLNun. Dévalisé? à voire âge?..

ARSÈNE. Comment! à mon âge? Mais vous ne savez donc pas (-lu'il y a (Jeux mois à peine j'ai été victime d'un vol.

ANTÉ.NOiî, .-ans l'écouter. Hanncton, vole, vole, vole.

ARSENE. Oui, Monsieur, un auilacicux bandit s'était introduit dans ma salle à manger à l'aide d'une pince, on monseigneur, comme disent ces brigands, et il m'avait dérobé toute mon argenterie... bris de clôtuie, eiïiaction. Article 384 du Code l)cnal.

AMÉNOR, sans l'écouter. Malbrougli s'cn va-t-en guerre.

ARSÈNE. On le pince, .Mon>ieur, on rincarcère... J'allais enfin le connaître et prouver à tous que mes suppositions étaient fondées, car, je vous le dirai en cuntidonce, je suis convaincu en ce moment encore que mon voleur n'est autre que le célèbre Corbicbard, déjà connu par plusieurs meurtics; tout à coup mon gaillard s'évade... heureusement la justice informe, j'ai son signalement, et...

AMÉNOR. Pardon, Monsieur; mais je dois vous prévenir que j'ai pris en grippe les histoires de voleurs et ceux qui les racontent.

ARSÈNE. Tant pis, je vous aurai narré... ^ ANTÉNOR. Jouez-vous Ic piquct ?

ioexoM' ARSÈNE. Non, ma i&ame me défend de jouer. - vO- ANTÉNOR. Votre ieuàne, ah! bah.'

AP.sÈNE. Cette exclamation œe prouve que vous n'êtes pas marie. Q^-*^»^ ^ <T^r*»^^*,^^<j^ ^ ^'-^^c^^-^ ^^r»*^»--^^^ .

ANTÉNOR. Hélas! ^

ARSÈNE. Vous Tètes?

ANTÉNOR. Mais non, c'est-ce qui me désole. Et dire que je n'ai pins d'espoir!

ARSÈNE, tirant son mouchoir. VoUS aveZ tOUt pcrdu ?

ANTÉNOR. Monsieur, si c'est une plaisanterie, je la trouve de mauvais goût. Après ça je comprends, vous n'avez qu'à vous occuper de votre foie*... Tenez, laissez-moi, j'ai besoin de me recueillir (il s'assied.)

ARSÈNE. Je vouslaisse, jeune homme; je respecte votre douleur, (Tirant un journal de sa poche.) Je vai> lire la gazette, mes voleurs Die réclament. éf[^^(^^^ j^^ ^^-^'«c-t.-,^.-.^ .,^.^.^^^- ^^A-^^<

ANTÉNOR, à part. Ne pkis la revoir... €û é^^usÊP 4JIÎ4Î autre.

ARSENE. J'enétais sûr, le gaillard fait encoredcs siennes. (Lisant.) «Notre commune a été récemment le théâtre d'un horrible attentat: le nommé Corbichard, entretenait depuis quelrmes jours, sous le costume d'un marchand de coco, un commerce c®»îiieiiyfceGJa fille diL-^itf4acliâffl.pèlBè4iwnt il^^vaii -éé^p^éew^^H fan ts . L' u i fort u n é garde ayant eu l'imprudence d'eii porter plainte, la fureur de ce faux marchand de coco ne connut plus de bornes, il s'arma d'un

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