‹ Une minute trop tardChapitre 5 sur 14 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

pistolet à deux coups qu'il déchargea à bout porlant sur le père /

de lai»èwî de ses-eaCaHts .. Heureusement que dans sa précipitation il avait oublié de charger son arme, ce qui atténua singulièrement la violence du coup. On espère sauver les jours de la malheureuse victime... le coupable s'est dérobé à toutes les recherches...)) Corbichard, toujours Corbichard.

ANTÉNOR, impatienté. Ah çi ! qu'cst-ce quc cVst que Gorbitnard.

ARSE.NE. Ce que c'est? ( Riaat. 1 Ah! ah! ah!

Air.

Voyez là-bas, dans la campagne,

Du bandit passer chaque soir.

Couvert d'uu vaste manteau noir;

La terreur partout l'accompagne;

Chacun redoute son abord,

Et sou regard donne la mort.

Tremblez, tremblez^ l'écho lépète

Lu nom maudit de ce pillard; ^

Tremblez, tremblez, .jetMW-ôilettCjr W 't^^^^t^^^^

Car ce bandit, c'est Corbichard.

Voyez là-bas dans la nuit sombre Un liomme qui passe en rampant Dans le taillis, comme un serpent, Guettant sa proie au sein de l'ombre.

Il va, tigre aiti-ré de sang.

Refroidir le premier passant.

Tremblez, tremblez, etc., e!c.

Voilà.

ANTÉNOR, soiipiraut. HcU !

ARSÈNE. Ma romance vous a attendri? j'en étais sûr.

ANTÉNOR. Pas du tout.

ARSÈNE. Comment? . . , '

ANTÉNOR. Je songeais à rïies propres infortunes; ah ! je suis' JDien malheureux.

ARSENE. Eh biin i vous allez me conter cela tout à l'heure. Je sors pour un petit instant.

ANTÉNOR. Comment? Encore!..

ARSÈNE. Mais non, je vais... acheter le Figaro.

ANTÉNOR. Je l'ai dans ma poche, je vous le prêterai. . Figiirez-vnus Monsieur, que je suis victime de la plus déplorable fatalité.

ARSÈNE. Ah ! ail'i

A.NTÉNOR, Je VOUS avouerai d'abord en confidence que je suis poursuivi; chut!...

ARSÈNE, à part. Poursuivi, chut !... Bigre, il m'inquiète. (Haut.) Pardon, mais si je vous demandais d'abord votre nom.

g UNE MINUTE TROP TARD

ANTÉNOR. Je réponds à celui d'Antenor,

ARSÈ.NE. Anténor, quoi?

ANTÉNOR. Ariiénor... trois étoiles...

ARSÈNE. Trois étoiles! Ce renseignement est insuffisant, mais je m'en contente. Au revoir, ciier Monsieur, je suis à vous dans un instant, (u v^ut sortir.)

AMÉNOR, le reienant. J'ai fini... Mou père habite Rouen. Monsieur, mes premières années se passèrent près de lui et de ma mère que je n'ai jamais connue, puisque j'ai eu le malheur de la perdre la-âîÊwile de ma naissance. Quand j'atteignis ma vingtième année, mon père eut la fatale idée de me choisir une profession; il m'envoya à Passv, dans l'étude d'un pharmacien de ses amis, où je fus inslallé en qualité de troisième dire.

ARSENE. Tiens! Passy ! justement j'y demeure. Excusez cette interruption, qui m'est arrachée par l'amour sacré de la patrie.

ANTÉNOR. Je ne vous excuse pas, je continue...

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