OBSERVATION III
(Schmidt, Union pharmaceutique de Lille, mars 1882.) Un cas rare d'alcaptonurie
Il y a quelque temps nous avions à analyser l'urine d’une personne atteinte de la cataracte, cette urine avait déjà été. examinée par un pharmacien de Lille qui y avait trouvé
0,50 0/0 de glucose. Cette urine présentait les caractères suivants :
Odeur normale ;
Couleur rougeâtre ;
Réaction acide ;
Placée au froid, cette urine laissait précipiter un dépôt rougeâtre : nous examinons le dépôt au microscope et nous ne voyons que des cristaux, très nets et bien définis, d'acide urique.
Densité 1,023 à 36 degrés.
Par évaporalion à 100 degrés dans une capsule de platine tarée, nous obtenons un résidu fixe correspondant à 69 gr. 90 de matières fixes par litre.
Pas d'albumine.
Réduit énergiquement le réactif de Barreswill même à froid, etnoustrouvons 13 gr. 85 de glucose par litre : cette quantité nous paraît trés forte eu égard au premier chiffre © (0,50 0/0) trouvé par le pharmacien de Lille.
Aussi, pour contrôler le résultat, s’adresse-t-on au saccha-
rimètre, et on constate une déviation à peine sensible (un demi degré).
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Done, nous nous trouvons en présence d’une urine renfermantune matière réduisant la liqueur de Barreswill, mais — sans action surla lumière polarisée.
Il ne peut s’agir, en la circonstance, que d'un de ces cas | rares d'alcaptonurie, c’est-à-dire de la présence dans l'urine de l’alcaptone, signalée pour la première fois par Bædeker
en 1859.