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OBSERVATION IV

(Voirin et Garnier, Archives de physiologie,

avril 1892, p. 225.)

Nous avons eu, récemment, l’occasion d'étudier l'excrétion d'un malade dont l'affection, déjà ancienne, avait été suivie tant à Paris qu'à Nancy, et diagnostiquée pour un diabète sucré.

L'urine nous fut envoyée parce que les différents dosages avaient donné des résultats discordants : voici ce que nous y trouvons.

Volume de vingt-quatre heures 3 à4 litres.

Densité 1,010.

L'addition de potasse, à chaud comme à froid, donne une

coloration brune.

Le sous-nitrate de bismuth à chaud donne une coloration

noire.

La liqueur cupro-potassique est également réduite lente-

ment à froid, rapidement à chaud.

La solution aqueuse se colore à l'air, brunit rapidement

après addition d’ammoniaque, de soude et de carbonate de soude.

L'azotate d’argent ne donne rien, d’abord, après quelques : secondes, il se précipite de l'argent réduit: le nitrate d'argent ammoniacal donne instantanément un précipité d'argent métallique.

L'ensemble de ces premiers résultats fournis par une recherche ayant pour but exclusif de caractériser une urine sucrée est en complet désaccord avec les urines du diabète vrai ;en regard du volume considérable d'urine, de la colo- : ration par la potasse et de la réduction de l’oxyde cuivrique, on observe simultanément une action absolument nulle sur le plan de polarisation avec une densité notablement inférieure à la normale.

Nous sommes conduit à rechercher la nature des principes sans action sur la lumière polarisée auxquels doivent être attribuées la coloration par la potasse et la réduction de l’oxyde de cuivre. Nous pensons à l'alcaptone de Bædeker et essayons sonextraction, ce qui nous permet de retirer une substance analogue à l’acide homogentisique.

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