‹ Une nouvelle figure du mondeChapitre 13 sur 36 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

J'ai tracé dans le chapitre n l'historique des théories de la relativité. Ainsi que cela a lieu en général, c'est, on l'a vu, la découverte de certains faits étonnants qui a conduit à l'élaboration de théories susceptibles de les englober. Pour satisfaire aux principes de la logique, il faudra donc faire découler de ces théories des faits qui, dans la réalité, ont précédé leur élaboration. Nous aurons ainsi à déduire du principe de la relativité restreinte l'expérience de Michelson et Morlay, par exemple, qui a été la promotrice de ce principe.

Les mêmes exigences de l'esprit refoulent au second plan la discussion de ces hypothèses de l'éther, qui préoccupèrent si grandement les savants: nous avons simplement à indiquer, comment et pourquoi l'affirmation de l'inexistence de l'éther qui résulte du principe de la relativité restreinte est, en l'état actuel de la science, la seule admissible.

Ainsi considérés, les divers faits auxquels je faisais allusion plus haut prennent la figure de conséquences, et peuvent, avec bien d'autres également antérieurs au principe en question, se placer modestement à côté des vraies conséquences, c'est-à-dire des conséquences non seulement logiques, mais réellement postérieures. Celles-ci, quoique énoncées brièvement, paraîtront beaucoup plus intéressantes au lecteur que les premières, puisqu'elles invitent le savant à une infinité d'expériences et de recherches dans des directions nouvelles, tandis que les autres sont désormais stériles : elles ont rempli leur rôle, elles nous ont donné le principe de relativité et cela suffît.

Nous allons donc étudier successivement quelques conséquences immédiates et générales du principe de la relativité. Nous choisirons ensuite quelques exemples importants dans les divers domaines : géométrique, cinématique, dynamique, physique, qui entraînent les nouvelles notions de temps et d'espace scientifiques que ce principe substitue arbitrairement, par le fait même de l'introduction d'un nouveau groupe mathématique invariant, aux notions arbitraires correspondantes de Newton. Enfin, à titre d'application, de document et de thèse vérificative, nous exposerons la question de l'existence de l'éther.

Rappelons d'abord le groupe des formules de

transformation de Lorentz qui, avec la condition de constance de la vitesse de la lumière, définit au point de vue mathématique le principe de la relativité restreinte.

x' = — (x — vt),

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