NOTICE SUR LES PRINCIPAUX OUVRAGES DE M. ERNEST SEILLIÈRE
Chez PLON-NOURRIT et C'% 8, rue Garanciére : LA
COURONNÉ PAR l'ACADÉMIE FRANÇAISE PRIX MARCELLIN GUÉBIN 1908
Le Comte de Gobineau et l'Aryanisme historique.
Un volume in-8° 8 francs.
Apollon ou Dionysos? Étude sur F. Nietzsche. Un volume in-8° 8 francs.
L'Impérialisme démocratique. Un volume in-8\ Prix 8 francs.
Le Mal romantique. Essai sur l'Impérialisme irrationnel. Un volume in-8° 8 francs.
Une Tragédie d'amour au temps du romantisme. Un volume in-18 3 fr. 50
Les Mystiques du néo-romantisme. Evolution contemporaine de l'appétit mystique. Un volume in-18. Pris ^. 3fr 50
Chez BLOUD, 3, rue Férou, et 7, place Saint-Sulpice :
Barbey d'Aurevilly. Un volume in-16 3 fr. 50
Schopenhauer (Collection des grands écrivains étrangers) Un volume in-16 2 fr. 50
Chez ALCAN, 108, boulevard Saint-Germain :
Introduction à la Philosophie de l'impérialisme.
Impérialisme, Mysticisme, Romantisme, Socialisme (Bibliothèque de Philosophie contemporaine). Un volume in-16. Prix 2 fr. 50
De l'ensemble de cette œuvre critique, M. Gabriel Monod — l'éminent historien et philosophe de l'histoire, dont l'autorité est si grande, à juste titre, sur la jeune génération savante — écrivait dans la Revue historique de janvier 1912 :
Nous voudrions, nous devrions consacrer une étude développée à l'ensemble des ouvrages de M. Seillière sur l'impéria-
lisme (quatre volumes, etc.), car ils constituent certainement l'essai le plus important qui ait été tenté depuis longtemps pour construire une philosophie des grands courants de la pensée du dix-neuvième siècle. Pour M. Seillicro. la source principale des actions humaines est la tendance di; l'être à l'expansion vers le dcliors — désir du pouvoir (Hobbes), vcdonté de [tuissance (Nietzsche), impérialisme. — Emancipé de la mystique et de la discipline chrétienne comme du rationalisme classique des dixseptième et dix-huitième siècles, le dix-neuvième siècle a été entraîné à un mysticisme et à un impérialisme irrationnels, dont les principales manifestations ont été le romantisme et le socialisme. M. Seillièrc a jugé, non sans raison, c[u'il était bon de montrer (en réunissant, en un petit volume (ju'il intitule : Introduction à la pliilosopkie de l'impêiinlisnie, une série d'études historiques, littéraires, y)hilosopliiques, sociales et morales pai'ucs dans les Débals et dans l'Opinion) tout ce que ce point de vue général ;ivait de fécond et de vraiment organique, les applications variées qu'il comportait... Ces articles, nés un peu au liasard des livies récents, prennent, réunis, un intérêt nouveau par la pensée fondamentale qui les pénètre. Qu'il étudie Innocent III. les Jésuites, la question de l'esclavage. Gobineau, l'impérialisme mystique en Angleterre et en Allemagne, ou FonelonetMme Guyon, ou les antécédents du romantisme allemand et français au dixseptième et au dix-iiuitiéme siècle, ou la politique de Vigny, ou les formes variées de la pensée socialiste. M. Seillière réunit toujours des preuves à l'appui de son système et l'éclairé de tous les aspects de la vie et de la pensée modernes. Très lettre, comme il l'a montré dans son livre si fin sur Barbey d'Aurevilly... très artiste, en même temps que pliilosophe et moraliste, M. Seillière est un des esprits les jilus distingués, les plus originaux de notre temps et qui ne nous paraît pas avoir été encore mis tout à fait à son rang.
A consulter sur la Philosophie de l'Impérialisme, outre le présent volume :
Edouard Rod : L'Impérialisme (Revue des Deux Mondes, d5 novembre 1907).
Prof. D' E. Kretzer : Imperialismus und Romantik. (Kritische Studie iïber E. Seillière's Plnlosophie.) Berlin, 1908, in-16.