‹ Une nuit au Louvre, drame en trois actesChapitre 37 sur 65 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

les mêmes, MARGUERITE.

henry, allant à elle, lui prenant la main et la ramenant en scène.

Oh! tu peux parler devant elle... Tout prudent et craintif que je sois, j'ai foi dans mes alliés.

ArcWves de la Ville de Bruxelles Archief van de Stad Brusse!

MARGUERITE

Je ne vous demande pas vos secrets, monseigneur... et, je vous l'avoue, je suis bien peu habile en politique.

HENRY

N'importe, madame ; je veux prouver à M. de Lérac que ce n'était pas d'être entendu par vous que je redoutais tout-à-1'heure... Explique-toi donc, cher comte...

LÉRAC.

Que vous dirai-je de plus, sire ?.. . vos amis comptent sur vous et vous attendent... la lettre dont j'étais porteur vous instruisait de leurs plans... malheureusement, elle m'a été enlevée, et je crains...

HENRY

Rassure-toi, mon brave... elle ne peut servir mes ennemis en ce moment...

Il lui montre une lettre.

LÉRAC.

Mais c'est bien elle!..- je la reconnais!...

MARGUERITE

Entre vos mains, sire?... et comment se fait-il?

henry, souriant.

Oh ! oh ! si ma gracieuse belle-mère, M^e Catherine de Médicis , a des espions à ses gages et des passages souterrains à sa convenance, je puis avoir aussi , moi , quelque génie familier, qui me sert dans l'ombre. marguerite, avec un dépit concentré.

Mlle de Samblançay, sans doute?

henry, légèrement.

Elle ou tout autre... (^4 Lérac.) Or, si vous n'avez rien de plus à nous apprendre, M. le comte, c'est à nous de vous donner nos instructions... (Souriant.) Vous sentez que vous ne pouvez passer la nuit ici... quand je

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