‹ Une nuit au Louvre, drame en trois actesChapitre 38 sur 65 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

ne saurais vous y faire les honneurs de chez mol, ..(Regardant Marguerite avec malice. )Certes, je n'ai pas la faiblesse d'être jaloux... et ma confiance dans la vertu de madame, est sans bornes... mais, ne fût-ce que l'étiquette, nous devons l'observer l'un et l'autre.

MARGUERITE

Toutes les portes du Louvre sont fermées... partout des gardes qui veillent...

léràc, voulant sortir.

Je passerai à travers les piques, madame! Henry, le retenant.

Un instant donc, •étourneaui Ce beau dévouement n'avancera pas mes affaires!... j'ai à ma disposition une échelle de soie d'une solidité éprouvée; dans un instant elle sera au balcon de la galerie voisine... un de mes pages viendra vous prévenir... M. deLérac se rendra sans retard à Mantes, et remettra ce portefeuille, à mon fidèle, à M. de Mornay, qui l'attend.

LÉRAC.

A Mantes!... j'y serai au point du jour, sire, ou je serai mort.

HENRY

Tu y seras... et tu y seras bien vivant, mon féal...

car je connais ta bravoure, ami, et je te dis au revoir...

(A Marguerite.) Maintenant, je me retire, madame;

pardonnez à un malencontreux mari d'avoir pris un peu

sur votre sommeil... II faut faire ses affaires soi-même,

dans ce pays-ci, et,Dieumedamne ! ce n'est pas encore

trop facile... (Il serre la main de Lêrac et baise celle de

li Reine.) Adieu donc, Marguerite, au revoir...

Il la salue respectueusement et sort. Marguerite, émue , se laisse tomber sur un siège.

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