SCENE IV. 6j
je ne puis le revoir... Mais il Pa dit, il se tuera!... que faire?...
HENRY
Vous êtes émue... tremblante !...
MARGUERITE
Pour vous, sire... et je voudrais que nous fussions déjà loin de ce Louvre... où tout me pèse et m'alarmc... {A part.) jusqu'au souvenir.
iienry, lui prenant la main.
Je suis fier de vous inspirer ces craintes... Mais calmez-vous... bientôt nous serons au milieu de nos fidèles du Béarn.
MARGUERITE
Soyez toujours sur vos gardes, Henry... la haine de Catherine vous poursuivra jusqu'au fond de la Navarre ! Henry, avec exaltation.
Oh ! si elle s'en avise, ma mie, je me souviendrai que mes compères de là-bas m'appelaient le batailleur... et si l'on me force à tirer l'épéc, je jetterai le fourreau ! ...
MARGUERITE
Oui, monseigneur, j'ai foi en votre courage... Mais, venez, le roi, mon frère, nous a fait mander... rendonsnous près de lui, allons lui faire notre cour... afin d'éloigner encore les soupçons.
henry, lui reprenant le bras.
Profitons surtout de l'absence de Mme Catherine... Foi de Béarnais, cette excellente belle-mère me fait plus de peur que douze escadrons d'Espagnols.
MARGUERITE
Demain nous ne la craindrons plus...
ils ^orient par le fond. Charlotte se montre derrière la fenêtre, les suit du regard, puis vient eu scène.
L'IIB HUIT AU LOUVRI. 5